Découvrez Barb & le fameux parc de VR Southern Palms d’Eustis, FL!

 

BIO
• Nom :  Barb Stanze
En poste depuis : septembre 2012 au Southern Palms, et avec Equity Lifestyle Properties depuis 21 ans
Titre :  Gérante
Lieu de travail :  Eustis, Floride
Activités préférées : Voyager pour découvrir de nouveaux endroits et passer du temps avec ma famille et mes petits-enfants.


1. À quoi ressemble une journée typique à Southern Palms?  Quel est votre moment préféré de la journée?  La clientèle de Southern Palms est composée de gens qui reviennent depuis des années et de personnes qui visitent la région pour la première fois. Les matins, nos clients de longue date passent nous dire bonjour, puis vaquent à leurs occupations de la journée.  Les après-midis sont bien remplis par l’inscription de nouveaux visiteurs.  J’aime vraiment la période des inscriptions, entre 13 h et 15 h, lorsque les caravanes commencent à arriver et que les clients nous racontent leur voyage jusqu’ici.  

2. Vous travaillez au sein d’un lieu de villégiature où tout le monde est en vacances. Comment y parvenez-vous?   Je suis très satisfaite d’offrir à nos clients un milieu où ils peuvent profiter de leurs vacances et les voir s’amuser me rend heureuse.  J’essaie de réserver une partie de la journée pour leur rendre visite afin de prendre de leurs nouvelles et de m’assurer qu’ils passent du bon temps.

3. Lorsqu’on vous demande quelles sont les activités incontournables des environs, que recommandez-vous?  De loin, la région qui attire le plus de visiteurs est la partie historique de Mount Dora, qui se trouve à une dizaine de minutes de notre établissement.  Nous recommandons d’y passer la journée et d’y prendre le repas du midi.  Eustis est un lieu agréable pour se promener au bord de l’eau, en suivant le long trottoir de bois.  La région est populaire auprès des observateurs d’oiseaux.  Chaque semaine, il y a un marché fermier à deux pas. Nous recommandons aux clients de s’y rendre à pied le jeudi pour voir ce que les marchands locaux ont à offrir et goûter aux produits frais de la région!  Les attractions de Disney ne sont qu’à 45 minutes d’ici; beaucoup de nos clients s’y rendent donc tout en préférant loger loin de la grande ville achalandée.  Vous pouvez aller passer la journée à la plage, sur l’une ou l’autre côte.  Il suffit de préparer un pique-nique et de mettre le cap vers les magnifiques plages de sable!

4. Quelle est votre anecdote préférée depuis que vous travaillez à Southern Palms?  Southern Palms est un ancien parc pour caravanes qui appartenait à la ville d’Eustis.  J’ai des photos du terrain qui remontent aux années 60!  J’aime raconter l’histoire de la propriété à nos clients.  

5. Quelle est votre plus grande réalisation jusqu’à présent dans l’établissement?  Nous avons fait de Southern Palms la plus importante destination de rassemblement de VR du réseau Encore en Floride.  Étant donné que nous disposons de plus de 950 emplacements, nous sommes en mesure d’en réserver un à cette activité.  Nous avons prévu de nombreux rassemblements au cours de l’hiver et nos clients sont heureux de mettre leur chalet à la disposition des autres groupes.  Nous accueillons également de grands rassemblements régionaux, notamment celui du groupe Good Sam State, ainsi que ceux des associations Giant Rec World et NAARVA que nous avons organisés en toute sécurité au cours des quelques dernières années.

6. Si vous deviez décrire votre parc pour caravanes à quelqu’un qui souhaite venir à Southern Palms, que lui diriez-vous?  Cet endroit, tranquille et décontracté, a tellement à offrir!  Le centre de la Floride est le lieu tout indiqué pour accéder facilement tant à la côte Est qu’à la côte Ouest, ainsi qu’aux attractions de Disney.  Sur place, nous offrons à nos clients une foule d’activités pour les divertir durant leur séjour.  Il y a toujours quelque chose en cours dans notre chalet principal et nous organisons des danses tous les samedis soir pendant l’hiver, qui est la saison achalandée.  Il est beaucoup plus économique d’habiter le centre de la Floride que les régions côtières; nos clients ont donc plus d’argent à dépenser pour leurs vacances! 

7. Qu’est-ce qui vous a amenée à Southern Palms?  Mon mari et moi avons vécu en Floride pendant 35 ans.  Nous avons déménagé en Caroline du Nord où j’ai géré une propriété pendant plusieurs années.  La Floride nous manquait; nous avons donc décidé de revenir lorsque Southern Palms a eu un poste de direction à combler.

8. Qu’aimeriez-vous dire en conclusion à vos clients actuels et futurs?  Southern Palms est un merveilleux centre de villégiature pour VR et a tellement à offrir!  Étant donné que c’est une grande propriété, chacun peut y trouver le type d’emplacement qui lui convient, qu’il ait une grosse caravane ou une petite tente-roulotte.  Il y a beaucoup de festivals, d’expositions d’art, de marchés aux puces, de marchés fermiers et de lieux historiques.  On a toujours hâte à un événement!  Le personnel de Southern Palms est hors pair et attentionné.  Nous sommes un groupe sympathique et décontracté qui a pour but d’offrir la meilleure expérience client possible!  N’hésitez pas à nous consulter, vous ne serez pas déçu!

 

Le Parc de VR Araby Acres à Yuma, AZ

Certains endroits se considèrent comme étant dans la « Vallée du Soleil. Yuma est, quant à elle, la « Maison du Soleil ». Le parc de VR Araby Acres est située dans les périphéries orientales de Yuma, assez près du centre-ville pour y accéder facilement.

Ce parc du réseau Encore possède 330 emplacements composés de maisons de parc et d’emplacements de VR. Les maisons de parc sont bien aménagés et bien entretenus avec de beaux arbustes fleurissants et de grands palmiers.

Les gens sont très sympathiques et serviables pour vous faciliter l’installation. Un grand nombre de résidents viennent du Canada.

Une des zones les plus agréables dans le parc est la petite lagune entourée d’herbe verte et de grands palmiers. Petit gibier d’eau errant ou insectes au choix dans l’herbe. Le bruit du vent sur les palmiers est tellement semblable au ressac des vagues de l’océan.

C’est une des zones de détente les plus agréables dans Yuma. L’atmosphère de ce domaine est une incitation de relaxation sur les quelques bancs du parc.  

Les deux piscines et les SPA procurent des moments de détente et aussi une opportunité de décrassage si vous avez expérimenté certaines des activités vigoureuses telles qu’une bonne séance d’entraînement dans la salle d’exercice ou le jeu de palets. Plusieurs invités aiment participer aux arts, l’artisanat et la sculpture du bois.

Le câble optionnel et l’accès au WIFI sont disponibles moyennant des frais et un point d’accès WIFI est situé dans le pavillon. L’emplacement idéal dans le parc est situé au sud du bureau principal, où vous trouverez un coin particulièrement calme de la propriété à apprécier.

Beaucoup de visiteurs sont ici pour profiter du soleil et de la chaleur qu’ils n’auront pas chez eux en hiver. Le shopping est accessible et abondant et c’est facile de passer au Mexique à Los Algodones. Les nombreux stationnements payants vous permettent de garer votre voiture et traverser la frontière pour vos achats. Le passage vers le Mexique s’opère sans soucis. Rentrer tôt si vous voulez éviter de longues files au retour.

Los Algodones est une véritable oasis médicale pour des milliers de visiteurs qui conservent leurs traitements jusqu’à ce qu’ils atteignent le Mexique où l’aide médicale est non seulement disponible, mais à des prix très bas. D’ailleurs beaucoup remplissent leurs prescriptions pendant leur séjour.

Yuma s’est développé au milieu des années 1800 profitant ainsi du grand nombre de mouvements de bateaux à vapeur à travers le fleuve Colorado. Les colons ont aussi emprunté cet itinéraire via Yuma pour traverser la rivière où c’était plus étroit. Yuma tient probablement sa célébrité de sa fameuse prison territoriale de Yuma qui n’a pas eu besoin de beaucoup de clôture parce que même si vous parvenez à vous échapper, le désert vous rattrapera. Cette région reçoit généralement environ 3″ de précipitation et il fait extrêmement chaud en été. Les visites sont disponibles si vous voulez visiter le State Historic Parc. Il y a plusieurs pistes calmes et faciles d’accès pour vos randonnées pédestres ou cyclable autour de la ville.

Au nord et au sud de Yuma se situent des acres considérables de terres agricoles. La culture des légumes et du foin produit plusieurs récoltes par an et permet à ces terres d’être très productives. Les énormes vergers de citron, de pamplemousse et d’oranges approvisionnent les étalages dispersés en bord de route pour que vous profitiez de la fraîcheur des fruits.

Il y a également des bosquets et des magasins de dattes que vous pourriez visiter pour acheter de grands paquets de dattes et savourer leur génial goût sucré.

Les propriétaires de VR apprécieront les brocantes et les marchés de VR autour de la ville ayant des milliers d’articles empilés hâtivement sur des étagères attendant votre découverte. Il y a tout type de pièces et de morceaux pour les bricoleurs.

L’impériale réserve faunique nationale a vu le jour après la formation d’un grand nombre de zones marécageuses par le barrage impérial, qui fournissent maintenant un habitat idéal pour une large variété d’oiseaux migrateurs. Il est clair que cette région est devenue verdoyante et attrayante, le désert sec et les montagnes en toile de fond.

Cette réserve de 26000 hectares protège 30 miles de la rivière inférieure du Colorado et peut vous procurer plusieurs jours de divertissement pendant que vous explorez. Vous remarquerez la rapidité par laquelle les variétés de plante changent lorsque vous revenez dans la rivière. Les lavages réduits l’eau du désert, le bois résistant et les arbres de fumée représentent un abri pour les lézards et les lapins.  Sur le terrain plus élevé, le palo verde, les buissons de créosote et cactus, parsèment le paysage. Tôt ou tard dans la journée  vous pourrez voir le cerf mulet et parfois aussi le mouflon des montagnes, se déplaçant vers le bas pour boire.

Yuma est une ville compacte étendue vers l’est des montagnes. La région est assez pour vous passionner, que ce soit pendant un mois, ou pendant l’hiver entier. Le Parc de VR Araby acres RV peut fournir une oasis de repos et détente.

Journée d’élection au Riverside RV resort d’Arcadia

Plutôt que de rester au pays à combattre la rigueur du temps froid, à subir les caprices de la météo et à rouler sur des routes aux conditions hasardeuses, les Québécois qui optent pour un hiver en camping, à la chaleur, dans le sud des États-Unis, profitent d’un avantage dont on ne parle pas assez souvent à mon avis : la socialisation. Rehaussée par la chaleur et la présence du soleil, la socialisation constitue sans doute le meilleur des antidotes à la déprime saisonnière.

On le sait, les personnes qui passent les mois d’hiver au Québec affichent une nette préférence à demeurer sagement à la maison. Cette habitude s’explique en grande partie par la différence du confort entre celui de la maison et la froidure qui règne à l’extérieur. Ajoutons à cela la courte durée de l’ensoleillement quotidien, une noirceur qui arrive trop tôt pour que toutes les conditions soient réunies afin de nous enlever le goût de sortir.

D’ailleurs, même le langage employé en témoigne de cet état d’esprit. Qui n’a pas employé l’expression « les longs mois d’hiver » pour désigner la période s’étalant de la fin-novembre à la mi-mars ? Pourtant ces mois ne sont pas plus longs que les autres mois de l’année, même que le plus court, février, en fait partie.

Cet hiver particulièrement, alors que, jusqu’à maintenant, j’ai eu l’occasion de séjourner dans une dizaine de campings différents, j’ai vraiment pris la mesure de ce phénomène et de ses effets. Partout où je me suis présenté, j’ai noté la présence d’une vie communautaire intense et diversifiée.

Parmi les facteurs expliquant la chaleur de cette socialisation, le plus important me semble la présence de plusieurs caravaniers de long séjour dans ces campings. Ces saisonniers, comme on les appelle, fréquentent souvent depuis plusieurs années le camping dans lequel ils ont établi leurs quartiers d’hiver. Ils s’y sentent chez eux et y ont développé un fort sentiment d’appartenance.

Conséquemment, puisqu’ils savent qu’il y demeureront des semaines, voire des mois, ils ont tendance à s’impliquer dans l’organisation d’activités de toutes sortes. Après tout, à la retraite, il faut bien occuper ses temps libres. Pour illustrer un des aspects de l’importance que revêtent les loisirs sur un terrain de camping, lors de ma présence au Toby’s RV Resort situé à Arcadia, il y quelques semaines, j’ai été témoin d’une journée d’élection.

Les résidents de ce terrain allaient voter pour élire les membres du comité de loisir pour l’année qui vient. Pourtant, à la mi-avril, tous les Québécois présents (environ 50 % de la population de ce camping) auront repris le chemin du retour pour la maison. Postuler à un poste au comité des loisirs pour l’année qui vient montre à quel point, la clientèle du Toby’s est constituée de personnes fidèles qui y reviennent année après année.

En plus des activités organisées, dans tous les terrains fréquentés cet hiver, j’ai été souvent témoin d’activités spontanées de socialisation. Ainsi, au Riverside RV Resort, un terrain magnifique, méconnu des Québécois qui s’est joint à la chaîne encore en octobre dernier, chaque après-midi, aux alentours de 16 h, il se trouvait un caravanier pour presser la poire d’une trompette à vélo fixée à l’échelle de la caravane à sellette voisine de mon VR. Immédiatement, les résidents du coin répondaient à l’appel et arrivaient apportant leur chaise, une consommation à la main, pour un 5 à 7 décontracté — dans ce cas-ci, l’expression 4 à 6 serait plus appropriée —. Tous les jours, entre 10 et 15 personnes provenant des véhicules limitrophes, y tenaient une conversation animée, joyeuse et ponctuée de nombreux éclats de rire.

Ce phénomène, je l’ai rencontré dans tous les campings qu’ils soient à majorité anglophone, à majorité francophone ou à population mixte. Souvent, d’ailleurs, des membres des deux communautés s’y retrouvaient pour fraterniser.
J’ai également noté que cette socialisation bon enfant favorisait l’intégration des visiteurs de court séjour dont la présence apportait aux résidents une touche de variété à leur rencontre quotidienne.

Il faut souligner qu’à l’opposé des caravaniers saisonniers qui, avec le temps, ont développé un fort sentiment d’appartenance à leur milieu, les visiteurs de court séjour ont plutôt tendance à considérer un terrain de camping comme un simple camp de base duquel ils partiront pour découvrir les attractions des environs.

Pour eux, s’intégrer dans un groupe déjà formé et très lié n’est pas une démarche qui va de soi. Il appartient donc aux saisonniers de leur tendre la main et de les inviter à participer à leurs réjouissances, ce qu’ils font d’ailleurs avec assez de facilité. Après tout, que l’on soit saisonniers ou voyageurs, nous sommes tous animés des mêmes passions : le plaisir du caravaning, la recherche du soleil et de la chaleur dans un décor de plein air décontracté et teinté de camaraderie.

10 bonnes raisons de séjourner dans les Keys, Floride

L’extrémité sud de la Floride est vraiment un monde à part des États-Unis. En 1982, la ville de Key West, faisant partie de l’archipel des Keys (mot venant de l’espagnol cayos, signifiant îlots), s’est même autoproclamée indépendante sous l’appellation de République conche (nom d’un coquillage). Outre le climat hivernal très agréable (plus de 20 °C), il y a vraiment une ambiance spéciale, dans les Keys. Un grand nombre d’artistes et d’écrivains – dont l’auteur québécois Michel Tremblay – y ont élu domicile, en particulier à Key West. On sent la créativité dans l’air. En font foi les nombreuses boutiques et galeries d’art, les décorations hétéroclites des plus imaginatives et les spectacles de tous genres – drag queens colorées en tête de liste!
Voici 10 attraits incontournables parmi tant d’autres!

1. Maison d’Ernest Hemingway à Key West
Un des attraits touristiques les plus fréquentés est sans contredit la maison où a vécu Ernest Hemingway pendant huit ans (1931-1939). Même si on n’est pas féru de littérature américaine, on a tous entendu parler de l’œuvre Le vieil homme et la mer, si on ne l’a pas carrément lu à l’école. Eh bien, la visite est passionnante. Si on comprend bien l’anglais, le tour guidé est vraiment intéressant. Sinon, on nous remet un feuillet en français pour qu’on puisse se repérer dans chacune des pièces, jusqu’à la piscine extérieure. On apprend beaucoup sur l’auteur qui remporta un prix Nobel de littérature, sur ses relations personnelles (il se maria quatre fois et eu trois fils), sur sa passion pour les chats, dont on rencontre les descendants polydactyles – à six griffes! – un peu partout sur les meubles et dans les jardins, et bien sûr sur ses œuvres, toutes inspirées de lieux et de gens qu’il a connus durant sa vie. http://www.hemingwayhome.com/

2. Musée des trésors de naufrages à Key West
La maison d’Hemingway appartenait auparavant à Asa Tift (dès 1851), un riche marchand personnifié dans une animation au Musée des trésors de naufrages (Shipwreck Treasure Museum). La visite de ce musée nous apprend pourquoi Key West était devenue au 19e siècle la ville la plus riche per capita des Etats-Unis. Le curieux métier de «naufrageur» (wrecker) a permis à des spécialistes des sauvetages de bateaux accidentés – au moins un par semaine coulait, heurté par les récifs au large de l’île – de garder une partie de la marchandise et de la vendre aux enchères, le pourcentage étant même réglementé. Une forme de pillage d’épave légal, en reconnaissance pour les vies humaines sauvées! Les naufrageurs tels Asa Tift ont fait leur fortune comme «sauveteurs-encanteurs». On raconte que certains provoquaient des accidents en dirigeant les bateaux vers des récifs à l’aide de lanternes… Ce Musée dévoile tout un monde de piraterie et ses trésors. https://www.keywestshipwreck.com/

3. Maison Audubon à Key West
Un autre naufrageur, le riche marchand John H. Geiger, a fait construire une immense maison pour sa famille de 12 enfants, entre 1846 et 1849. La légende raconte que Jean-Jacques Audubon, peintre naturaliste d’origine française, a utilisé une branche d’un arbre sur le terrain de la future résidence des Geiger, en 1832, quand il est venu recenser et peindre 22 oiseaux typiques de la Floride, ce qui explique que cette résidence a toujours porté son nom.

On visite la Maison Audubon (Audubon Home & Tropical Gardens) d’abord pour ses belles pièces richement décorées (on se rappelle que les naufrageurs avaient pigé dans les trésors des épaves), mais aussi parce qu’elle possède des œuvres originales d’Audubon et une galerie d’art vendant des lithographies des magnifiques oiseaux de ce peintre appelé ici John James (traduction de Jean-Jacques). Autour de la maison, il est agréable de déambuler dans ses jardins tropicaux aux plantes importées des quatre coins de la planète. http://audubonhouse.com/

3. La tarte à la lime des Keys
Vous remarquerez la multitude de restaurants servant, outre leurs spécialités, la fameuse Key lime pie, tarte à base de lime jaune des Keys, et non de lime verte (dite de Perse). Dans les Keys, on évite de parler politique, mais on a de chaudes discussions sur la «vraie» tarte, les deux clans s’opposant sur la version avec meringue et celle avec crème fouettée. Jusqu’à présent, les derniers sont en majorité, mais les tenants de la meringue brandissent l’argument que la confection des pics est un art qui nécessite un savoir-faire que maîtrisent seulement les vrais pâtissiers. Plusieurs ne jurent que pour la tarte à la lime meringuée de Theresa T Paturno du restaurant Blue Heaven, à Key West, dont le chef depuis 1994 est un Montréalais, Guillaume Pailloux. De son côté, Kermit Carpenter, des boutiques Key Lime Shop, s’est basé sur la recette de sa grand-mère pour confectionner sa tarte à la lime avec de la crème fouettée. Doté d’un grand sens des affaires, il a dérivé le jus de lime en 125 produits, des savons aux bonbons, en passant par les vinaigrettes et les excellentes boules de pâte à tarte à la lime trempées dans le chocolat.

http://www.blueheavenkw.com/

4. Croisière dans le détroit de la Floride
Les Keys sont évidemment entourés d’eau. Une des croisières à faire est celle proposée par l’entreprise de croisière Danger Charters sur le voilier Danger’s Prize au coucher de soleil dans le détroit de la Floride à Key West. La thématique «vin et fromage» agrémente la balade tandis que le ciel se pare de teintes de jaune, ocre, orange, rouge, violet… Magique (et délicieux)!

Road trip de Key West à Miami !
Les prochains attraits se découvrent du sud au nord de l’archipel des Keys. De Key West à Miami, on compte 270,56 km par la route (215,65 km à vol d’oiseau). On traverse les Keys du sud-ouest (les Lower Keys, qui comprennent entre autres îles Key West, Big Pine Key et Bahia Honda) au nord-est (les Upper Keys, dont Key Largo), en passant par les Middle Keys (notamment la ville de Marathon répartie sur plusieurs îles).

5. Kayak à Big Pine Key
Bill Keogh de Big Pine Kayak Adventures propose de chouettes excursions en kayak à Big Pine Key, avec sa chienne Scooper, telle une figure de proue, au moment de notre séjour. Nous sommes littéralement entrés dans un enchevêtrement de racines aériennes, au cœur de la mangrove floridienne. On dirait qu’on fait du limbo en se penchant sous les branches tout en restant assis dans nos kayaks. Ouf, on ne chavire pas! Pas de danger, il n’y a pas de crocodiles ici! Big Pine Kayak Adventures : www.keyskayaktours.com

6. Parc d’État Bahia Honda à Bahia Honda Key
Ce parc est un des beaux endroits aux Keys pour la plage, la plongée sous-marine, la pêche, le vélo et la randonnée pédestre. On peut marcher sur un tronçon de l’ancien pont ferroviaire de Bahia Honda, construit entre 1905 et 1912, mais détruit par un ouragan en 1935. www.bahiahondapark.com

7. Hôpital des tortues à Marathon
Le Turtle Hospital, un hôpital de tortues marines ouvert en 1986, sensibilise le public aux maladies ou blessures de ces animaux souvent causées par l’humain, par exemple des tumeurs cancéreuses, en raison de la pollution des eaux, ou encore le syndrome Bubble Butt. Les tortues de mer frappées par des bateaux ou autre obstacle au moment où elles remontaient à la surface pour respirer se sont retrouvées à inhaler beaucoup trop d’air d’un coup et celui-ci reste dans leur corps, au niveau postérieur. Elles se retrouvent donc à flotter dangereusement, le derrière (butt) surélevé car rempli de bulles d’air (bubble), sans pouvoir replonger en profondeur. On ne sait pas comment retirer l’air, alors la solution trouvée est de souder des plaques de métal sur la carapace des tortues atteintes de ce syndrome pour abaisser leur arrière-train, afin qu’elles puissent nager et plonger normalement. Une visite fascinante! www.turtlehospital.org

8. Expériences de contact à l’Aquarium de Marathon
L’attraction Florida Keys Aquarium Encounters (rencontres à l’aquarium), propose des expériences pour interagir avec plusieurs types d’animaux marins, dont des raies qu’on peut toucher, dans des bassins où l’on entre en combinaison de plongée, en compagnie un(e) biologiste. www.floridakeysaquariumencounters.com

9. Balade à bord de l’African Queen à Key Largo
Pour les amateurs de cinéma américain des années 1950, faire une balade à bord de l’authentique bateau à vapeur centenaire, l’African Queen, plaira aux nostalgiques. Ça leur rappellera le film de John Huston, L’Odyssée de l’African Queen (1951), dans lequel jouaient les séduisants acteurs Humphrey Bogart et Katharine Hepburn. L’excursion dans le port de Key Largo, à environ 10 km à l’heure, donne le temps d’admirer les belles maisons et les énormes bateaux de pêche! www.africanqueenflkeys.com

10. Hébergement dans deux parcs Encore RV
La dixième raison et non la moindre, c’est la possibilité de séjourner dans 2 des 40 parcs Encore RV de la Floride situés dans les Keys. Ces deux parcs accueillent non seulement les campeurs, mais aussi les vacanciers louant des caravanes (camping trailers), de petits chalets (cottages ou cabanas) ou des chambres de motel, à la journée, à la semaine, au mois ou même toute une saison. Les animaux de compagnie sont les bienvenus.
• Fiesta Key RV Resort & Marina à Long Key
Le parc Fiesta Key est localisé non loin du Long Key State Park et du Dolphin Research Center, avec la plage Anne’s Beach au bout de la rue. On trouve un spa, une piscine, un pavillon de loisir (clubhouse) récemment rénové (ajout d’une table de ping pong, notamment), une boutique d’appâts pour la pêche et une pompe à essence pour les bateaux, un dépanneur et un restaurant sur le site.
• Sunshine Key RV Resort & Marina sur l’îlot d’Ohio Key, à Big Pine Key
Ce parc attenant à une marina est l’endroit idéal pour les activités maritimes, dont la pêche. À moins de 2 km, le Bahia Honda State Park a gagné des prix pour sa plage extraordinaire réputée pour ses couchers de soleil sur le golfe du Mexique. Sunshine Key a une piscine et plusieurs équipements sportifs, avec un pavillon de loisir (clubhouse). Il a rénové ses terrains de tennis, de basketball et de volleyball (nouvelle surface de sable).
https://www.rvonthego.com/florida-keys-key-west-rv-resorts

Paul au parc de VR Sunshine Travel : une balade à vélo qui vire à l’aventure !

La semaine dernière, alors que nous séjournions au Sunshine Travel RV Resort de Vero Beach, sur la côte est de la Floride, à mi-chemin entre le nord et le sud, l’idée nous vint d’une balade à vélo. Soit dit en passant, ce camping constitue jusqu’à maintenant notre plus belle découverte de l’hiver. Il représente l’illustration parfaite du camping rural type que je décrivais récemment sur mon autre blogue. D’ailleurs, nous ne sommes pas les seuls à avoir craqué pour ce camping, puisque les circuits caravanes vers la Floride organisés par la FQCC s’y arrêtent régulièrement pour quelques jours. Mais je reviens à la balade à vélo dont je souhaite vous parler.

Deux jours plus tôt, alors que nous roulions sur le large trottoir adjacent au camping et longeant la route CR-512, un petit panneau indicateur portant les mots Rail Trail avait attiré l’attention de Michelle. De mon côté, trop occupé à pédaler, j’avais rapidement associé ces mots à Rails-to-Trails Conservancy, un organisme ayant pour mission d’utiliser l’emprise d’anciennes voies ferrées, aujourd’hui désaffectées, pour en faire de magnifiques pistes cyclables.

Une brève recherche sur Internet me mena à un article de 2012 publié dans le VeroNews, le journal du comté d’Indian River. On y rapportait l’inauguration d’un segment de piste cyclable faisant partie de la Trans-Florida Railroad Trail qui reliait la Sebastian River Middle School à Fellsmere, une petite municipalité située à l’ouest de Sebastian et de Vero Beach.

L’article parlait toutefois d’un segment d’une longueur de deux miles, ce qui était bien peu. Cette nouvelle, qui datait de plus de quatre ans, décrivait aussi les projets à venir pour cette piste cyclable. Misant sur les années écoulées depuis cette annonce, il me sembla légitime d’imaginer que, depuis, la piste se serait allongée pour la peine. Malheureusement, l’avenir allait me ramener les pieds sur terre.

Ce jeudi-là donc, en roulant sur le trottoir, on se rendit jusqu’à la voie maritime qui s’étire sur presque toute la côte est de la Floride, l’Intracoastal, comme on la nomme ici. Sur le chemin du retour, alors que nous avions déjà parcouru un peu plus d’une vingtaine de kilomètres, Michelle suggéra d’allonger notre balade en faisant un crochet sur la fameuse piste annoncée. D’ailleurs, en arrivant près de l’école, on pouvait l’apercevoir du trottoir de la CR-512.

Même si, dans l’article lu la veille, la Middle School était présentée comme le point de départ, une fois sur la piste, nous fûmes à même de constater que celle-ci allait tout autant dans la direction est que dans la direction ouest. Pas de souci, la journée était belle, la brise légère et le soleil en feu.

L’ouest nous ramenant en direction du camping, la direction est s’imposa comme cap à privilégier pour débuter. De petits ponts de bois enjambant les milieux humides, un fond de petites pierres concassées et agglutinées, une végétation abondante, il était on ne peut plus agréable de s’y promener. Un plaisir de très courte durée puisque, moins d’un kilomètre plus loin, la piste s’interrompait à l’entrée d’une « Gated Community ». À l’entrée, une barrière bloquait les automobiles dont le conducteur ne possédait pas le code d’accès, mais aucun obstacle similaire sur le trottoir, ce qui nous incita à découvrir ce que cachaient ces rues emmurées.

Une vingtaine de minutes plus tard, nous reprenions la piste en direction inverse en souhaitant cette fois-ci qu’elle soit plus longue, beaucoup plus longue. Après être passés devant l’école pour une deuxième fois, nous roulions cap à l’ouest.

Moins de deux kilomètres plus loin, les choses commencèrent à se dégrader. Petit à petit, la piste devenait plus étroite et le fond de gravier laissait passer herbe et arbustes. Au début, la longueur de l’herbe témoignait qu’on l’avait tondue, mais au fur et à mesure que nous avancions, la piste rétrécissait à vue d’œil et le sol devenait de plus en plus raboteux, à un point tel qu’il nous fallut descendre du vélo et marcher à côté.

Que faire ? Rebrousser chemin ou continuer ? Un coup d’œil sur le trajet enregistré par l’application Sport Tracker de notre téléphone indiqua que nous avions traversé la plus grande partie de la jungle et que nous allions croiser une route à quelques centaines mètres devant nous.

Plus nous avancions, plus le fond sablonneux de la piste — si piste il y avait encore — devenait incertain. Racines et arbustes aux branches acérées couraient sur le sol. Il me fallait constamment porter attention où je mettais les pieds, d’autant plus que ce jour-là, j’avais gardé mes sandales plutôt que de chausser mes espadrilles. Ne voulant rien empirer, je jugeai plus prudent de ne pas créer davantage d’insécurité chez Michelle en lui disant de faire attention à d’éventuels serpents. Heureusement, nous étions en milieu d’après-midi car, si la brunante nous avait surpris, je ne sais trop quels monstres affamés auraient pu à tout moment surgir des buissons.

Comme l’avait prévu notre téléphone, la route croisa notre trajet au bon endroit. Les jambes égratignées, fatigués d’avoir poussé nos vélos dans ce qui nous était apparu une jungle, il nous fit grand plaisir d’enfourcher à nouveau nos montures pour, moins de dix minutes plus tard, retrouver notre autocaravane.