Le meilleur itinéraire routier pour vos 30 jours en Arizona!

Bien que l’Arizona possède de nombreux parcs de VR dans l’ensemble de l’État, l’accès à la plupart d’entre eux est restreint en fonction de l’âge (autrement dit, ils visent une clientèle d’au moins 55 ans), c’est pourquoi l’État est reconnu pour attirer tous les hivers des retraités migrateurs venant du Canada et des États du nord, au climat plus froid. Cependant, il est tout aussi majestueux et plein de vie pendant le printemps, l’été et l’automne.

Quel que soit le moment de votre visite, vous aurez amplement de quoi remplir votre séjour de 30 jours en Arizona si vous planifiez votre voyage en fonction de notre itinéraire dans l’État du Grand Canyon. Si vous avez une jeune famille, n’oubliez pas de demander si les terrains de camping où vous prévoyez de séjourner sont restreints en fonction de l’âge ou accueillent volontiers les familles.

Nous partirons du sud-est de l’État, passerons par Phoenix vers le Grand Canyon, puis redescendrons en nous arrêtant dans un lieu qui pourrait vous surprendre, avant d’attraper le train de 3 h 10 pour Yuma dans le sud-ouest.

Tucson (Jours 1 à 5)

Nous commençons notre voyage dans le sud-est de l’État parce que cet itinéraire présente le meilleur panorama pour admirer la géographie étonnamment diversifiée de l’Arizona, mais également parce qu’il convient particulièrement bien à la traversée de l’État. En venant d’El Paso, au Texas, vous prendriez l’autoroute 25 au sud du Nouveau-Mexique, jusqu’à Tucson.

Si vous rêvez d’aller à Albuquerque, il pourrait être plus approprié de traverser l’Arizona du nord au sud, mais nous recommandons quand même de visiter Tucson, ça en vaut le détour.

Pourquoi?

Eh bien, avec une population dépassant tout juste le demi-million, Tucson possède les installations d’une grande cité, tout en conservant son ambiance de ville moyenne, au cœur d’un site époustouflant.

Où séjourner

Le parc de VR Voyager, idéalement situé, vous donne l’occasion de voir tout ce que Tucson a à offrir. Une fois sur les lieux cependant, il est bien possible que vous n’ayez plus envie de quitter le parc. Car c’est le nec plus ultra des parcs de VR. Voyager a tout ce dont a besoin un VRiste et bien plus : piscine, allées de pétanque, tables de billard, terrain de golf, tennis léger, bain-tourbillon et sauna, et un chalet principal, pour ne nommer que quelques-unes des commodités.

Quoi faire à Tucson

La montagne noire

Le nom de Tucson est issu d’un mot amérindien qui signifie « au pied de la colline noire » et il suffit de jeter un coup d’œil à Tucson pour comprendre. La ville se niche à la base de ce que l’on appelle maintenant le Sentinel Peak, qui est formé principalement de roche volcanique noire appelée basalte. Cette montagne n’offre pas qu’un cadre magnifique, mais également un lieu de randonnée et un point de vue imprenable sur la ville.

Forêts alpines et ski

Oui, vous avez bien lu! L’Arizona n’évoque bien souvent pour la plupart des gens qu’une grande étendue désertique, mais Tucson est située sur un plateau élevé et le Mt. Lemmon, qui se trouve au nord de la ville, est si élevé qu’il abrite une forêt alpine!

Au cours des mois d’hiver, on peut même skier au Mount Lemmon Ski Valley. Il convient de préciser qu’en raison de son altitude, il neige parfois à Tucson. Alors si vous cherchez un endroit où vous prendre congé du froid de l’hiver, il vaut mieux aller ailleurs dans l’État.

Explorer la nature

Tohono Chul (un bistro dans un jardin), les jardins botaniques de Tucson, l’Arizona-Sonora Desert Museum, et les parties est et ouest du parc national Saguaro (où poussent par milliers la plupart des cactus les plus populaires de l’Arizona) font de Tucson le paradis des amoureux de la nature.

Pour fuir la chaleur, vous pourriez vous aventurer sous terre et explorer le Colossal Cave Mountain Park ou le Kartchner Caverns State Park.

Phoenix – Mesa (jours 6 à 12)

À moins de deux heures de Tucson, se trouve la capitale, qui est également la plus grande ville : Phoenix.  Plus de 16 millions de personnes s’y rendent chaque année et la raison n’est pas difficile à comprendre : tout comme la créature mythique dont elle tire son nom, Phoenix et chaleur sont étroitement associées. Aucun autre endroit aux É.-U. ne convient mieux aux bains de soleil, car cette ville se trouve au centre de ce que l’on appelle la « vallée du soleil ».

Où séjourner

Le Parc de VR Mesa Spirit est populaire en raison de sa grande taille – il possède plus de 1 600 espaces et l’ensemble des commodités d’un terrain de camping traditionnel (dont trois piscines, des bains-tourbillon, un centre de conditionnement physique, un mini-golf, des courts de tennis et une salle de réception). On peut s’y adonner à une foule d’activités. En fait, grâce à la présence 24 h sur 24, 7 jours sur 7, de coordonnateurs d’événements, ce parc est l’endroit tout désigné pour un long séjour.

Le parc de VR Monte Vista, situé au pied des monts de la Superstition, est l’un des quelques parcs de VR de l’Arizona destiné à tous les âges. C’est un excellent terrain de camping qui possède son propre café bar et propose une foule de sports et d’activités pour vous occuper. Vous ne manquerez pas de vous détendre en profitant de la vue qu’offrent en toile de fond les spectaculaires montagnes.

Le golf et parc de VR ViewPoint se trouve également dans la populaire ville de Mesa au pied des monts de la Superstition, en Arizona. Il propose un terrain de golf bien entretenu et une communauté d’adeptes du VR. À l’extérieur de la Forêt nationale de Tonto, Viewpoint offre des scènes panoramiques que vous pouvez admirer de votre VR ou maison mobile sur les lieux.

Que faire

Le Montezuma Castle et le Montezuma Well offrent tous deux un aperçu unique (et à couper le souffle) de la vie des autochtones qui ont déjà régné sur la région.

C’est à Lake Havasu que se trouve le London Bridge… oui, exactement, le pont de Londres. Un entrepreneur nommé Robert Paxton McCulloch acheta l’ancien pont de Londres, l’expédia brique par brique et le reconstruisit sur le lac (une rumeur veut qu’il pensait avoir acheté l’iconique Tower Bridge, mais les habitants n’y croient pas).

Phoenix est La Mecque des amateurs de sports. Vous trouverez ici les Suns de Phoenix (basketball), les Diamondbacks de l’Arizona (baseball), les Coyotes de l’Arizona (LNH) et les Cardinals de l’Arizona (NFL). Le Parc national de Tonto se trouve à une courte distance en voiture, tout comme le Sonoran Desert National Monument.

Flagstaff, Arizona (jours 14 à 23)

Flagstaff se trouve à proximité de certains des sites les plus impressionnants des États-Unis. Pas mal pour une ville du nord de l’Arizoma d’à peine plus de 70 000 habitants.

Où séjourner

Le meilleur endroit où séjourner près de Flagstaff est sans aucun doute les parcs de VR de la Verde Valley, bien connue pour ses paysages désertiques et montagneux. Situé sur la rivière Verde, oasis de 300 acres se trouvant dans le haut désert de l’Arizona, le parc de VR a tout pour lui : la beauté majestueuse des Red Rocks au nord, la Mingus Mountain à l’ouest, la Hackberry Mountain au sud et les magnifiques vignobles Alcantara à côté (c’est l’idéal pour faire une dégustation de vis en soirée)!

Profitez de votre séjour pour faire du kayak et ne manquez pas de faire une ballade en voiture dans Sedona pour admirer le paysage. C’est l’endroit idéal pour s’arrêter le long de l’I-17 que vous voyagiez plein sud vers la Ceinture de soleil ou que vous retourniez à la maison. La température oscille entre 8 °C (46 °F) et 26 °C (78 °F), du début de l’automne jusqu’à la fin du printemps. Rien ne peut vous empêcher de sortir, car les journées ensoleillées et la chaleur ne manquent pas.

Le Grand Canyon

Pour la plupart des gens, l’Arizona évoque la plupart du temps le Grand Canyon. Cette merveille de la nature s’étend sur 445 km de long, 29 km de large par endroits, et plus d’un kilomètre et demi de profondeur. On peut camper dans le parc national du Grand Canyon, ce qui est probablement la meilleure façon de profiter au maximum de ce site exceptionnel.

Le Pueblo considérait le canyon comme un site sacré, et vous comprendrez immédiatement pourquoi, même si vous ne partagez pas leurs croyances. Voir le Grand Canyon est réellement une expérience unique dans une vie.

Meteor Crater

Souvent occulté au profit du Grand Canyon, le Meteor National Park est relativement proche de Flagstaff. Bien qu’il ne soit pas aussi vaste que le Grand Canyon, il est tout aussi impressionnant en soi. Mesurant plus de 1127 mètres de diamètre sur 170 mètres de profondeur, ce site d’impact vieux de 50 000 ans est tout bonnement stupéfiant. La météorite qui a causé cet énorme impact était probablement composée d’un mélange de nickel et de fer, et avait un diamètre de plus de 48 mètres.

Observatoire Lowell

L’un des observatoires les plus anciens et les plus importants d’Amérique, l’observatoire Lowell, est devenu une attraction touristique pour les scientifiques, les amateurs de science et les autres visiteurs. C’est à Lowell qu’on a découvert Pluton, et, bien qu’il ait été établi en 1894, l’observatoire est toujours utilisé aujourd’hui.

Yuma (jours 24 à 30)

Yuma se trouve à l’extrémité sud-ouest de l’État de l’Arizona, à la frontière du Mexique et de la Californie, ce qui en fait en arrêt idéal si vous vous dirigez vers la Californie. Elle n’a peut-être pas la majesté du Grand Canyon, la beauté naturelle de Tucson ni les attractions propres à une grande ville de Phoenix, mais si vous venez en Arizona pour la température, c’est à Yuma que vous devez aller.

C’est l’endroit le plus sec, le plus ensoleillé et le moins humide des États-Unis contigus. C’est également Yuma qui possède le plus de journées où la température maximale est d’au moins 32°C – 175 jours par année pour être exact – et c’est l’endroit le plus ensoleillé dans le monde, alors que l’ensoleillement occupe 90 % des heures diurnes.  

Où séjourner

Le climat et l’emplacement de Yuma en font une destination populaire; c’est pourquoi on y retrouve tant de parcs de VR. Araby Acres est l’un des terrains de camping les plus populaires de Yuma, en raison de son magnifique paysage, mais vous trouverez de la beauté et une foule de commodités aux parcs de VR Desert Paradise; Foothill Village et Mesa Verde.

Que faire

Le Imperial National Wildlife Refuge s’étend le long du fleuve Colorado et comprend à la fois des étendues désertiques et des terres humides, ce qui en fait un lieu de prédilection pour les amateurs de randonnée, d’ornithologie, de pêche ou de navigation.

Le Gateway Park offre des plages et un milieu riverain propice à la relaxation et à la détente pour les familles qui désirent passer du temps en harmonie avec la nature. Si vous voyagez avec un chien, il adorera passer du temps ici!

La Yuma Crossing National Heritage Area a été fondée pour rendre un hommage historique au site Yuma Crossing, et elle offre également un certain nombre de magnifiques parcs et aires historiques de randonnée.

La Camel Farm est un excellent endroit pour voir des chameaux, bien sûr, mais aussi beaucoup d’autres espèces animales. Les enfants adoreront le zoo pour enfants et les amoureux de la nature saisiront l’occasion de voir des buffles d’eau dans leur habitat naturel.

Que vous retourniez à la maison ou mettiez le cap sur le Mexique ou la Californie après votre séjour à Yuma, vous serez heureux d’avoir pris le temps d’apprécier la beauté et le climat de ce lieu historique.

C’est votre voyage, adaptez-le à vos goûts!

Cet itinéraire n’est qu’un point de départ. Que vous décidiez de le suivre à la lettre ou d’en créer un différent, si vous souhaitez obtenir des conseils sur les lieux à visiter en Arizona et sur les meilleures périodes pour le faire, n’hésitez pas à appeler notre équipe du service à la clientèle, au 1-877-570-2267 ou à visiter RVontheGo.com pour en savoir plus.

La vie sociale dans les parcs de VR aux États-Unis!

Dernièrement, sur ce blogue, j’affirmais dans un billet que la socialisation qui agrémente la vie dans les campings du sud des États-Unis constitue un des meilleurs antidotes connus contre la déprime hivernale. Il suffit de passer un coup de fil à nos proches demeurés au pays pour comprendre combien l’hiver qui ne cesse de s’étirer commence à leur peser. J’avais cependant oublié de préciser une condition importante à cette socialisation : la barrière linguistique.

Si, de façon générale, un grand nombre de «snowbirds» d’origine francophone s’expriment en anglais avec d’aisance, d’autres entretiennent des rapports plus difficiles avec cette langue. Pour ce groupe de caravaniers, quand vient le moment de trouver une destination où passer quelques mois à la chaleur, l’élément linguistique revêt une importance particulière.

Conséquemment, avant d’arrêter leur choix, une des premières questions à laquelle ils tenteront de trouver réponse portera sur la présence et l’importance de la communauté québécoise sur le terrain de camping envisagé. Il suffit de naviguer sur les nombreux forums québécois dédiés au camping pour prendre la mesure que revêt l’importance de l’appartenance culturelle.

Au même titre que les humains, chaque camping possède une personnalité qui lui est propre, des caractéristiques qui le différencie d’un autre situé non loin. Ayant eu, depuis le début de décembre jusqu’à maintenant, l’occasion de fréquenter une quinzaine de campings, dont plusieurs affichant la bannière Encore, j’ai été à même de vérifier la validité de cette hypothèse.

Dans certains des campings où je me suis arrêté, je pouvais facilement m’imaginer de retour dans la belle province — la neige et le froid en moins, bien sûr — tellement la proportion de Québécois y était importante. Le Breezy Hill à Pompano en est sans doute la meilleure des illustrations.

Sur d’autres terrains, la clientèle se faisait beaucoup plus diversifiée, regroupant à la fois Québécois francophones, Canadiens anglophones et des Américains provenant de partout dans le pays. Deux raisons principales avaient attiré toutes ces personnes à cet endroit précis : la recherche d’un climat exceptionnel dans un lieu répondant à leurs valeurs et besoins, mais surtout un coup de cœur ressenti pour le camping choisi.

Malgré des références culturelles très différentes, les relations entre chacun de ces groupes étaient empreintes de respect, de cordialité et d’un même enthousiasme dans la participation aux activités collectives. Chacun de ces campings constituait un milieu social empreint de tolérance et d’ouverture.

Finalement, à l’opposé des campings à très forte proportion québécoise francophone, il m’est arrivé de me retrouver sur des terrains où Michelle et moi étions tout fin seuls dans un environnement peuplé de Canadiens anglais. Cela m’a fait réaliser que les raisons qui poussent les Québécois à séjourner dans un milieu rempli de leurs compatriotes amènent également les Anglos canadiens à se regrouper entre eux.

Dans plusieurs cas, tant chez les francophones que chez les personnes d’expression anglaise, le bouche-à-oreille avait joué un grand rôle dans leur choix du terrain.

Finalement, peu importe la langue que l’on parle, l’endroit d’où l’on provient, nous sommes tous à la recherche de la même chose quand approche la saison froide, trouver un havre qui nous convient pour ériger notre campement d’hiver.

Journée d’élection au Riverside RV resort d’Arcadia

Plutôt que de rester au pays à combattre la rigueur du temps froid, à subir les caprices de la météo et à rouler sur des routes aux conditions hasardeuses, les Québécois qui optent pour un hiver en camping, à la chaleur, dans le sud des États-Unis, profitent d’un avantage dont on ne parle pas assez souvent à mon avis : la socialisation. Rehaussée par la chaleur et la présence du soleil, la socialisation constitue sans doute le meilleur des antidotes à la déprime saisonnière.

On le sait, les personnes qui passent les mois d’hiver au Québec affichent une nette préférence à demeurer sagement à la maison. Cette habitude s’explique en grande partie par la différence du confort entre celui de la maison et la froidure qui règne à l’extérieur. Ajoutons à cela la courte durée de l’ensoleillement quotidien, une noirceur qui arrive trop tôt pour que toutes les conditions soient réunies afin de nous enlever le goût de sortir.

D’ailleurs, même le langage employé en témoigne de cet état d’esprit. Qui n’a pas employé l’expression « les longs mois d’hiver » pour désigner la période s’étalant de la fin-novembre à la mi-mars ? Pourtant ces mois ne sont pas plus longs que les autres mois de l’année, même que le plus court, février, en fait partie.

Cet hiver particulièrement, alors que, jusqu’à maintenant, j’ai eu l’occasion de séjourner dans une dizaine de campings différents, j’ai vraiment pris la mesure de ce phénomène et de ses effets. Partout où je me suis présenté, j’ai noté la présence d’une vie communautaire intense et diversifiée.

Parmi les facteurs expliquant la chaleur de cette socialisation, le plus important me semble la présence de plusieurs caravaniers de long séjour dans ces campings. Ces saisonniers, comme on les appelle, fréquentent souvent depuis plusieurs années le camping dans lequel ils ont établi leurs quartiers d’hiver. Ils s’y sentent chez eux et y ont développé un fort sentiment d’appartenance.

Conséquemment, puisqu’ils savent qu’il y demeureront des semaines, voire des mois, ils ont tendance à s’impliquer dans l’organisation d’activités de toutes sortes. Après tout, à la retraite, il faut bien occuper ses temps libres. Pour illustrer un des aspects de l’importance que revêtent les loisirs sur un terrain de camping, lors de ma présence au Toby’s RV Resort situé à Arcadia, il y quelques semaines, j’ai été témoin d’une journée d’élection.

Les résidents de ce terrain allaient voter pour élire les membres du comité de loisir pour l’année qui vient. Pourtant, à la mi-avril, tous les Québécois présents (environ 50 % de la population de ce camping) auront repris le chemin du retour pour la maison. Postuler à un poste au comité des loisirs pour l’année qui vient montre à quel point, la clientèle du Toby’s est constituée de personnes fidèles qui y reviennent année après année.

En plus des activités organisées, dans tous les terrains fréquentés cet hiver, j’ai été souvent témoin d’activités spontanées de socialisation. Ainsi, au Riverside RV Resort, un terrain magnifique, méconnu des Québécois qui s’est joint à la chaîne encore en octobre dernier, chaque après-midi, aux alentours de 16 h, il se trouvait un caravanier pour presser la poire d’une trompette à vélo fixée à l’échelle de la caravane à sellette voisine de mon VR. Immédiatement, les résidents du coin répondaient à l’appel et arrivaient apportant leur chaise, une consommation à la main, pour un 5 à 7 décontracté — dans ce cas-ci, l’expression 4 à 6 serait plus appropriée —. Tous les jours, entre 10 et 15 personnes provenant des véhicules limitrophes, y tenaient une conversation animée, joyeuse et ponctuée de nombreux éclats de rire.

Ce phénomène, je l’ai rencontré dans tous les campings qu’ils soient à majorité anglophone, à majorité francophone ou à population mixte. Souvent, d’ailleurs, des membres des deux communautés s’y retrouvaient pour fraterniser.
J’ai également noté que cette socialisation bon enfant favorisait l’intégration des visiteurs de court séjour dont la présence apportait aux résidents une touche de variété à leur rencontre quotidienne.

Il faut souligner qu’à l’opposé des caravaniers saisonniers qui, avec le temps, ont développé un fort sentiment d’appartenance à leur milieu, les visiteurs de court séjour ont plutôt tendance à considérer un terrain de camping comme un simple camp de base duquel ils partiront pour découvrir les attractions des environs.

Pour eux, s’intégrer dans un groupe déjà formé et très lié n’est pas une démarche qui va de soi. Il appartient donc aux saisonniers de leur tendre la main et de les inviter à participer à leurs réjouissances, ce qu’ils font d’ailleurs avec assez de facilité. Après tout, que l’on soit saisonniers ou voyageurs, nous sommes tous animés des mêmes passions : le plaisir du caravaning, la recherche du soleil et de la chaleur dans un décor de plein air décontracté et teinté de camaraderie.

Nouvelles du Sud au Pioneer Village par Normand Nantel !

dsc00671-edited-1

L’histoire de Normand sous le soleil de Floride: 

Dix jours se sont déjà écoulés depuis notre arrivée et le ménage tire à sa fin, du moins pour ce qui est de l’ouverture de la maison. Je viens de terminer le lavage extérieur et je m’attaque maintenant aux plates-bandes qui ont grand besoin de désherbage. Ensuite, l’auto passera sous la brosse pour qu’elle retrouve tout son éclat. Somme toute, il faut presque deux semaines pour s’installer confortablement mais après… On enfile nos habits de snowbirds et nous voilà bien en selle pour «l’hiver».

Étant beaucoup plus au sud, le crépuscule s’installe vers 18h00. Malheureusement, on perdra cette belle clarté dès samedi prochain en reculant montres et horloges à l’heure normale. Contrairement au nord, ça n’annonce pas l’arrivée de la neige mais plutôt l’installation des décorations de Noël. Ici, ce n’est pas ce qui manque. Même s’ils les rangent dès le lendemain de Noël, ils sont aussi pressés que nous de les installer.

Lentement, les grands voyageurs du nord commencent à regagner leurs quartiers d’hiver. On en voit de jour en jour s’amener, se serrer la pince et se souhaiter du bon temps au pays des gougounes. Les nombreuses activités s’organisent et le bingo, toujours populaire, reprend son rythme à raison de 2 fois par semaine. Louise et moi, organisons du poker pour les francophones, chaque vendredi à compter de cette semaine. Deux heures de plaisir. Shuffleboard, golf, pétanque, vélo et les soupers communautaires s’activent en ce début de novembre.

congestion-routiere2Je ne sais pas si c’est par pure coïncidence, mais la State Road 78, adjacente à notre complexe, a décidé de nous présenter un décor qui nous est familier; les cônes orange. On les aura jusqu’à l’automne 2017 parce que cette route est à refaire. Présentement les travaux s’étalent sur 5 kilomètres avec de nouveaux trottoirs et la réfection de quelques carrefours sans oublier un pavé tout neuf. En circulant à travers le chantier, on avait un peu l’impression d’être en pays de connaissance.

Côté température, alors là on est gâté. Le mercure frise les 90°F et les dépasse même quelques fois. Depuis que nous avons franchi les Adirondacks et retrouvé le soleil, le jour de notre départ, pas une seule goutte de pluie ne nous est tombée sur la tête et les prévisions n’en prévoient pas pour plusieurs jours à venir. Rien que du soleil.

Pour le quotidien, Louise et Francine étant parties s’épivarder sur la côte est et rencontrer une amie pour quelques jours, Jean-Guy et moi sommes laissés à nous-même. En désespoir de cause nos amis Lise et Gilles nous tiennent compagnie et on partage notre bouffe du soir à quatre. Samedi, c’est chez les chinois que nous prendrons notre dernier souper avant le retour de nos douces. On a très hâte de les retrouver… parce qu’il reste la lessive à faire (mon côté macho). Excusez-la!

Pour plus d’aventures, histoires et articles, découvrez ici le blogue de Normand Nantel !