Paroles de Campeurs: l’histoire de Danielle & Georges le long de la côte est des États-Unis !

Charmés par la côte Est des États-Unis…et par ses campings

La beauté des États de la côte Est des États-Unis ne cesse de charmer Danielle Perras et George Baier, un couple de Montréalais qui y campe tous les étés pendant environ 4 semaines depuis maintenant… 40 ans. Du sud du Maine aux Keys à l’extrémité de la Floride, en passant par Boston et ses environs, ils ont suivi l’océan Atlantique, longtemps à bord de leur compacte Westfalia puis, depuis 10 ans, au volant de leur autocaravane de classe B Rialta de 21 pi (6,4 m), un peu plus spacieuse. Adeptes d’établissements calmes et ombragés, ces professeurs en enseignements des arts à l’université se sont procuré la carte de la zone nord-est du réseau de campings et de parcs de VR Thousand Trails, il y a sept ans et ils ont renouvelé leur adhésion chaque année depuis. « Pour nous, c’est la trouvaille de la décennie! », affirme George avec un enthousiasme bien réel, que partage entièrement sa conjointe.

Ce que les Perras-Baier apprécient le plus dans la formule Thousand Trails, c’est la possibilité qui leur est offerte de séjourner dans des établissements « d’une qualité exceptionnelle », à un coût très bas. « Nous nous sommes arrêtés dans plusieurs des 14 campings de la zone nord-est, qui s’étend du Maine à la Pennsylvanie. Nous avons toujours été enchantés de notre expérience. Les emplacements sont impeccables, les infrastructures modernes. Tout est propre et bien tenu », explique Georges.

Le couple a eu le plaisir de s’arrêter dans d’autres établissements du réseau lors de voyages l’ayant amené jusque sur la côte Ouest américaine. Jamais il n’a été déçu. Même chose lorsqu’il a visité le sud du pays. « En Floride, nous avons aussi eu la chance de nous arrêter dans plusieurs parcs de VR Encore, notamment au Miami Everglades RV Resort et là encore, nous n’avons que de bons commentaires à faire. L’accueil, les emplacements, la localisation du site : tout était toujours parfait », notent-ils, mentionnant au passage qu’ils ont recommandé le réseau Encore à plusieurs amis et connaissances et qu’ils continuent de le faire chaque fois que l’occasion se présente.

Caravaniers actifs et plutôt indépendants de nature, Georges et Danielle utilisent leur véhicule récréatif comme un endroit confortable où dormir et le camping comme un port d’attache. Vous ne les verrez pas participer aux activités organisées dans les établissements où ils séjournent. Pour tout dire, ils ne font même pas de feux de camp ! Vous risquez cependant de les apercevoir au bloc sanitaire, en soirée et tôt le matin, et à l’occasion à la piscine ou au comptoir de crème glacée, lorsque la chaleur impose un rafraîchissement. « Nous adorons prendre nos repas à l’extérieur, sur notre emplacement. Je dis toujours que nous avons la plus belle table en ville », relate Georges avec chaleur.

S’ils avaient à choisir un camping coup de cœur, ce serait sûrement le Moody Beach RV Campground, à Wells, dans le sud du Maine. Ils y stationnent leur Rialta pendant au moins deux semaines chaque été depuis des années. « Chaque fois, c’est un réel plaisir d’y retourner. Le site, boisé, est situé tout près de la plage d’Ogunquit. C’est formidable qu’un tel endroit soit accessible à un prix si abordable aux détenteurs de la carte Thousand Trails», commente Danielle.

Cet été, les Perras-Baier risquent de faire une entorse à leurs habitudes. Ils ont en effet des voyages au Panama et dans le sud de l’Europe dans la mire. Pas de camping au cours des prochains mois, donc. Par contre, un périple en VR jusqu’en Californie pourrait fort bien se réaliser peu après. L’appel de la route commence déjà à se faire entendre ! « Si le projet se concrétise, nous aurons alors le privilège de pouvoir séjourner dans les parcs de VR Encore de l’Arizona et du Texas dont nous avons entendu le plus grand bien, en plus de découvrir des régions extraordinaires. Ça promet ! », concluent-ils d’une seule voix.

 

 

 

Paroles de Campeurs: l’histoire de Claudette & Jacques à Kissimmee !

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Au parc de VR Tropical Palms et nulle part ailleurs

Jusqu’au moment de prendre leur retraite, en 2009, Claudette et Jacques Allaire n’avaient jamais rêvé de se la couler douce dans un parc de VR au soleil, cinq mois par année. En fait, ces résidents de Sherbrooke n’étaient même pas caravaniers ! « Mon mari était propriétaire d’une entreprise de remorquage et je l’aidais à faire sa comptabilité. Toute notre vie active, nous l’avons passée à travailler », relate sans regret Claudette, une dame vive et chaleureuse. « Jacques a toujours aimé tout ce qui possède un moteur, confie-t-elle. Un jour, lors d’une ballade en voiture dans le quartier, une autocaravane a piqué son attention. Il est allé la voir, il a appris qu’il s’agissait du modèle Beaver Contessa, de Monaco… et il est tombé en amour ! Quand son propriétaire l’a mise en vente, en 2008, nous l’avons achetée. Comme ça ! Avec le recul, je considère que cela nous a donné la poussée nécessaire pour vendre notre commerce et changer de style de vie du tout au tout ».

Enfin, la retraite !

Le couple, parent de deux grands enfants et de quatre petits-enfants, entreprend sans attendre un premier voyage en VR. Il passe le mois de novembre 2009 dans un camping de Kissimmee, dans la région d’Orlando, en Floride. Il s’y plait bien, mais ni Jacques, ni Claudette n’est emballé par l’endroit. « Au hasard d’une sortie, nous avons aperçu le parc de VR Tropical Palms, non loin de la route 192. Comme nous le trouvions attirant, avec ses beaux emplacements, nous avons décidé de nous arrêter pour aller le visiter. Après quelques minutes, notre décision était prise : c’est là que nous voulions séjourner l’hiver suivant ! », se rappelle Claudette.

Et c’est ainsi que tout a commencé. Depuis 2010, Claudette et Jacques passent cinq mois par année dans ce parc de VR familial de 331 emplacements et ils ne changeraient d’endroit pour rien au monde. Ils sont devenus de vrais caravaniers saisonniers : pas de retour en arrière possible ! « Je répète souvent à mon mari que tout ce dont j’ai besoin avant de partir en octobre, c’est d’un téléviseur et d’une paire de billets d’avion pour pouvoir fêter Noël en famille, sous la neige », lance Claudette en riant.

Simplement la vie

Lorsque l’on demande aux Allaire pourquoi leur choix s’est porté pour ce coin du centre de la Floride, leur réponse ne se fait pas attendre. La région d’Orlando, ils la connaissent comme le fond de leur poche puisqu’ils y ont passé de deux à trois semaines chaque année, pendant 25 ans. « Nous nous y rendions pour assister à un congrès organisé tous les ans par l’industrie du remorquage ». Ne comptez donc pas sur eux pour aller saluer régulièrement les mascottes des nombreux parcs d’attraction qui s’y sont établis. Ils ont déjà donné ! Vous ne les retrouverez pas non plus à plage – ni à la piscine, d’ailleurs ! – puisqu’ils n’apprécient pas la baignade. « Lorsque l’on nous demande ce que l’on fait pendant nos cinq mois ici, on répond que l’on vit, tout simplement ! On fait ce que l’on veut, lorsque l’on en ressent l’envie. Si on a le goût de magasiner une journée, on sort dans les boutiques. Si l’on souhaite aller au resto, on y va. C’est aussi simple que cela ! », raconte Claudette.

Au Tropical Palms, les Allaire se sont faits plusieurs couples d’amis qu’ils prennent plaisir à côtoyer. « Le parc de VR a une clientèle très diversifiée. On y rencontre des gens du Nouveau-Brunswick, de l’Ontario, des autres états américains et bien sûr, quelques Québécois », mentionne Claudette. Bien qu’il ne parle que très peu l’anglais, le couple n’éprouve pas de difficulté à se faire comprendre du personnel en poste. « Tout le monde est tellement patient, ici. C’est aussi pour cela qu’on a adopté l’endroit ! », affirme Claudette. Cette dernière ajoute que Jacques et elle comptent y revenir aussi longtemps que leur santé le leur permettra. « Chaque hiver passé dans un endroit pareil est un cadeau », conclue-t-elle.

 

 

Paroles de Campeurs: l’histoire d’Hélène et Jean-Marie à Fort Myers !

captureVivant à Havre-Saint-Pierre, sur la Côte-Nord, Jean-Marie Arsenault et Hélène Derasp ont commencé à aller camper aux États-Unis avec un ami il y a 12 ans. C’est ainsi qu’ils ont pris goût à ce type de voyage. Avant, ils prenaient des vacances dans les Caraïbes. De l’avis de Jean-Marie, ils ne sont pas très amateurs de neige, alors ils ont adoré leur nouveau mode de vie: partir plusieurs mois en Floride pour fuir l’hiver!

 

De la côte Est à la côte Ouest

«La première année de l’achat de notre VR, nous en avons profité pour faire un mois de tourisme au Tennessee, à Nashville et à Memphis où a vécu Elvis, puis en Louisiane, en plus de la Floride où nous avons séjourné jusqu’au 1er avril à Fort Lauderdale», raconte Jean-Marie. Ils ont passé deux hivers là-bas sur la côte Est floridienne, «dans un camping au milieu de la ville, continue-t-il. Ce n’était pas intéressant… On est allé rendre visite à un ami qui logeait à Fort Myers, sur la côte Ouest de la Floride, et on a ça trouvé beau. On va maintenant dans ce parc de VR, le Pioneer Village, depuis 10 ans! C’est un endroit plus tranquille, il y a moins de circulation et on s’est fait beaucoup d’amis!»

Pas étonnant que Jean-Marie et Hélène se soient trouvé des copains québécois: on en compte de 300 à 400 parmi les quelques 1500 villégiateurs, estime le couple cayen (de Havre-Saint-Pierre, nom qui rappelle les origines acadiennes des habitants de cette municipalité nord-côtière). Il y a en effet un peu plus de 500 emplacements de VR et environ 200 personnes y résident à longueur d’année. Ils ont eu le même terrain les cinq premières années et maintenant ils en ont un autre, tout près: tant mieux car ils adorent leur voisinage!

En récréation à temps plein!

«Je ne vois pas les journées passer tellement il y a de choses à faire», lance Jean-Marie, avec un ton d’écolier content que la récréation s’éternise à longueur de semaines! Du lundi au vendredi, à 19 h, il joue à la pétanque. «On fait des tournois amicaux et mon équipe a gagné le trophée deux ou trois fois», dit-il avec fierté. Amusant: ce sport typiquement français est l’apanage des francophones, au Pioneer Village. Les anglophones jouent plutôt au shuffleboard, ou jeu de palets. Les Québécois aimant y jouer ont une période par semaine, le jeudi, et une quinzaine d’entre eux, dont Jean-Marie, se joignent aux Américains pour jouer, en plus, les lundis et vendredis. Il se débrouille bien en anglais ayant suivi des cours par correspondance. De son côté, Hélène fait de la danse tous les jours de la semaine, à 8 h 30 avec des bénévoles qui animent des ateliers de danse. Les vendredis et dimanches soir, des tournois de billard sont organisés avec des gens des terrains voisins. Il y a aussi des courts de tennis et de volleyball.

«La plage est à environ 3/4 d’heure d’auto, alors on n’y va pas souvent, continue le retraité. On va plutôt à la piscine où se trouve un bain tourbillon. On passe aussi du temps dans la salle communautaire où se tiennent beaucoup d’activités dont des soupers thématiques, des spectacles, des 5 à 7…»

Par ailleurs, on peut faire du vélo au Pioneer Village, qui est immense: on en fait le tour en 45 minutes. «Les fins de semaine, comme il y a moins d’activités au camping, on part en auto se balader à Fort Myers ou ailleurs. Sur la photo, on nous voit à Edison Ford», explique Jean-Marie, à propos du site touristique Edison & Ford Winter Estates, qui comprend des jardins botaniques, des bâtiments historiques et un musée mettant à l’honneur l’innovation et la créativité de deux inventeurs parmi les plus importants des États-Unis: Thomas Edison et Henry Ford. On peut faire la visite avec un audioguide et un plan en français. www.edisonfordwinterestates.org/

Leur véhicule

Hélène et Jean-Marie ont une caravane à sellette de 30 pieds depuis 10 ans, qu’ils ont acheté en remplacement de leur premier véhicule qui faisait 21 pieds. «C’était trop petit», déclare Jean-Marie, expliquant qu’à l’occasion ils accueillent à tour de rôle leurs deux enfants et leurs familles. «Nous avons trois petits-enfants en tout, de 10, 12 et 18 ans. Notre VR a une chambre et un salon avec divan-lit, et la table de cuisine se transforme en lit d’appoint. On peut coucher jusqu’à huit personnes!» 

Cette année, le couple restera 4 mois. Le coût de la vie est-il plus élevé, avec le taux de change désavantageux pour les Canadiens? «C’est sûr que ça coûte plus cher que dans le temps où le dollar canadien avait la même valeur que l’américain. L’épicerie est plus chère qu’au Québec, mais l’essence est plus abordable. Par exemple, faire le plein au Québec nous coûte 120 $. Dès qu’on arrive aux États-Unis, on tombe à 60 $US, soit environ 80 $CA.» Une économie de 40 $ par plein, ça se prend bien! Autre source d’argent leur faisant économiser: «Depuis trois ans, nous affichons une annonce pour les parcs de VR Encore sur la vitre arrière de notre caravane pour faire de la publicité sur la route. On reçoit une compensation financière pour ça. Ça aide à payer nos frais de séjour!»

Âgés de 68 et 64 ans, Jean-Marie et Hélène sont bien en forme pour profiter à fond des nombreuses activités du centre de villégiature Pioneer Village… et ils y retourneront encore bien des années, puisque Fort Myers est devenu leur deuxième chez-soi durant l’hiver!

Crédit photo: Collection personnelle d’Hélène Derasp et Jean-Marie Arsenault

 

Paroles de Campeurs: L’histoire de Brigitte Dupras et Jean-Claude Thibault à Pompano Beach

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La Floride en VR!

Le Sunshine State, Brigitte Dupras et son mari Jean-Claude Thibault le connaissaient bien, pour l’avoir visité à plusieurs reprises au cours de leur vie. Toutefois, jusqu’à l’an dernier, ils n’avaient jamais opté pour le camping comme mode d’hébergement, pour la simple et unique raison qu’ils ne possédaient pas de véhicule récréatif. Il était temps de changer les choses!

La petite histoire:

Résidents de Laval, les Dupras-Thibault ont toujours mené une vie très active. Parents de trois enfants, aujourd’hui adultes, ils ont possédé un temps une tente-caravane, puis une tente (oui, dans cet ordre!) et même un bateau, dans lesquels ils ont passé de belles vacances en famille.

Même si les enfants ont grandi, le couple ne s’est pas assagi pour autant. Brigitte travaille présentement à mi-temps comme animatrice pour l’organisme communautaire La Clé des champs, qui offre des services aux personnes souffrant de troubles anxieux. Après avoir longtemps été à l’emploi d’Hydro-Québec, Jean-Claude, quant à lui, est maintenant un retraité qui a la bougeotte.

Sur la route:

À l’automne 2015, Brigitte et Jean-Claude ont eu la piqûre du caravaning. « À force de parler voyage, on a eu le goût de s’acheter un véhicule récréatif, raconte Brigitte. On s’est rapidement entendu sur une chose: on ne voulait pas du neuf. On a opté pour le très usagé en achetant une autocaravane Triple E 1986 en bon état. Elle nécessitait tout de même quelques réparations, comme on pouvait s’y attendre. Nous les avons faites faire sans tarder ».

Pour leur premier voyage, le couple a misé sur un classique, un séjour de cinq semaines sur la côte Atlantique de la Floride, en y ajoutant toutefois un élément surprise: le père de Brigitte, un dynamique octogénaire féru de voyages lui aussi, serait de la partie.

Après avoir fait un peu de recherche, le trio choisit comme point d’ancrage le Parc de VR Breezy Hill, un établissement de 587 emplacements situé à Pompano Beach, tout près de Fort Lauderdale et à quelques kilomètres de plages magnifiques. Le père de Brigitte, un habitué de longue date de la Floride, savait que l’endroit avait très bonne réputation.

Les trois complices prennent la route du soleil au début février 2016. Jean-Claude prend le volant du VR, alors que son épouse et son père le suivent à bord d’une voiture. « Nous avons fait le trajet en quatre jours, à notre rythme. Nous n’étions pas pressés, alors je considère que ça s’est bien déroulé », relate Brigitte.

Cinq semaines au soleil!

Leur séjour au soleil d’un peu plus d’un mois a passé en un clin d’œil. Les voyageurs se sont immédiatement sentis bien accueillis au Parc de VR Breezy Hill, qu’ils ont jugé «beau, bien entretenu et juste assez grand pour qu’on s’y sente chez soi».

Le calendrier d’activités de l’établissement, toujours bien garni, a comblé les deux hommes. Du début à la fin à des vacances, des jeux de cartes, de même que des parties de billard et de shuffleboard, ont égayé leur quotidien. Brigitte s’est joint à eux au moment d’aller à la plage et elle n’a manqué aucune partie de golf, les terrains étant nombreux non loin du camping.

«En arrivant au parc de VR au mois de février, on a eu l’impression que l’on s’intégrait dans une grande famille, puisque de nombreux caravaniers y séjournaient depuis le début de l’hiver», analyse Brigitte. Celle-ci estime qu’au moment où ils y sont allés, environ la moitié des occupants du camping étaient des Québécois francophones. «L’ambiance était excellente, vraiment très chaleureuse», note-t-elle, ravie.

Et l’an prochain?

Les Dupras-Thilbaut comptent-ils renouer avec la Floride l’hiver prochain? Ils n’ont pas encore pris de décision. «Pour l’instant, tout est ouvert… On étudie plusieurs options. Il y a tellement d’endroits à découvrir!», s’exclame Brigitte. «Tout ce que je sais, c’est que personnellement, je fixe la durée maximale de notre séjour à deux mois. Plus longtemps, je m’ennuierais trop des enfants!».

 

Paroles de Campeurs: l’histoire de Charles et Hélène au Nord de Fort Myers, FL.

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«Le parc de VR Pioneer Village est devenu notre deuxième maison!»

Caravaniers passionnés par leur loisir, Charles Morier et Hélène Laplante, des résidents de Saint-Hubert, sur la rive sud de Montréal, ne pensaient jamais aimer un camping au point d’y acheter une maison de parc. C’est pourtant ce qu’ils ont fait à l’hiver 2016, après avoir loué le même emplacement pour leur caravane à sellette pendant 12 ans, au parc Pioneer Village RV Resort, à North Fort Myers, au sud-ouest de la Floride.

L’histoire d’amour entre le sympathique couple, aujourd’hui retraité, et cet établissement situé dans une région de rêve où passer l’hiver vaut la peine d’être racontée…

Sur la route

C’est l’acquisition de leur première tente «en toile», en 1962, qui a provoqué le coup de cœur de Charles et Hélène pour le camping. Ils ne s’en sont jamais remis! «Nous y avons pratiquement élevé notre famille», confie Charles, en exagérant un peu, bien entendu. Au fil des ans, ils ont testé pratiquement tous les types d’équipement, ont pris une pause du loisir en 1989, puis s’y sont remis dix plus tard en achetant leur première caravane à sellette. D’autres VR de ce type suivront.

En véhicule récréatif, en famille, puis en couple une fois les enfants élevés, les Laplante-Morier sont partis à la découverte de l’Amérique du Nord. «On a visité le Canada, d’un océan à l’autre, le Maine et les États de la Nouvelle-Angleterre, ainsi que tout le reste des États-Unis, à l’exception d’Hawaï et, étrangement, de l’Arkansas, où nous n’avons pas pu nous rendre à cause d’intempéries. Quant à la Floride, on y est allé presque à tous les ans depuis 1975», se rappelle Charles.

Un coup de foudre!

En 2008, dans le cadre d’un de leurs voyages annuels vers le Sunshine State, la route mène Charles et Hélène sur la côte ouest de l’État. Ils choisissent de s’arrêter au Pioneer Village RV Resort, un beau parc de VR de 500 emplacements. Et bam! Comme ça, le coup de foudre se produit! Le couple s’y sent bien dès sa première visite. Il apprécie l’atmosphère de l’établissement, ses infrastructures, sa localisation à proximité de toutes les commodités et de certaines des plus belles plages de l’État. «Et la chaleur! On est tellement confortable dans cette région» répète Charles, qui déteste visiblement les rigueurs de l’hiver québécois.

Pourquoi aller ailleurs?

Le couple ne vit pas son amour pour le Pioneer Village à moitié! Chaque année depuis leur visite initiale, Charles et Hélène ne manquent pas d’y séjourner. D’abord deux ou trois semaines, selon ce que leur permet leur horaire de travail et leurs divers projets de voyage en VR. Puis, deux ou trois mois, la flexibilité de la retraite rendant possible de vrais longs séjours. «L’an dernier, nous nous y sommes installés le 1er novembre et nous avons quitté le 13 avril. On en a vraiment profité. Et on a fait un grand changement : nous avons troqué notre emplacement de camping habituel pour la maison de parc voisine, que vous avons achetée. Il faut croire qu’on aime vraiment la place!», relate Charles, en riant.

Pourquoi Fort Myers ?

Quand Charles et Hélène ont eu un coup de cœur pour la côte ouest de la Floride, il y a dix ans, cette dernière était encore très peu connue des voyageurs québécois, plus familiers avec la côte atlantique de l’État (Fort Lauderdale, Hollywood, Miami, etc.). Charles Morier estime qu’on ne comptait à l’époque qu’un maximum de 2 % de caravaniers québécois au Pioneer Village. Tout pour plaire à Hélène, de nature plus solitaire. Au fil des ans, le profil des résidents et des locataires du parc de VR a bien changé. «Aujourd’hui, nous sommes plus de 40 % de Québécois. On est comme une grande famille! Et nous ne sommes pas les seuls à y avoir acheté une maison de parc. Plus de 100 autres Québécois ont fait de même» s’exclame Charles. Finalement, cette présence francophone plaît autant à Hélène qu’à lui!

Les deux se sont attachés à cette «famille d’hiver», qu’ils quittent à regret au printemps. Ils font des activités avec leurs «amis du Sud» et, ensemble, ils ont visité toutes les attractions de la région. «Il n’y a rien qu’on n’a pas vu!», lance Charles.

Tant qu’ils auront la santé, Hélène et lui souhaitent continuer de passer l’hiver dans le Sud au Pioneer Village. «On s’y sent chez nous», conclut Charles.