Soleil et douceur de vivre au Sud du Texas!

Avec des températures hivernales oscillant autour de 23°C et un ciel la plupart du temps dégagé, l’extrémité sud du Texas offre un climat de rêve aux caravaniers en quête d’une destination soleil. Si on ajoute à cela des sites naturels spectaculaires, une culture attrayante, un style de vie décontracté et des services de santé hors du commun, on peut dire que cette région verdoyante a tout ce qu’il faut pour combler les attentes des plus exigeants !

Le Sud du Texas est vraiment un monde à part lorsqu’on le compare au reste de l’État… Un monde où il y a tant à faire – et où tout est si abordable – qu’il est impossible d’en faire le tour en un seul article !

Des plages à perte de vue

En partant d’Harlingen, vous ne serez qu’à une cinquantaine de minutes de South Padre Island, une longue étendue de sable blanc s’étirant sur 54 km, nichée entre les eaux chaudes du golfe du Mexique et la baie de Laguna Madre. L’endroit est enchanteur vous vous y plairez à coup sûr, que ce soit en profitant de la plage, en y pratiquant un sport nautique (grâce à de l’équipement qu’on y emprunte à faible coût) ou en visitant l’une de ses réserves naturelles. Vous n’aurez aucune peine à vous stationner sur l’île, la plupart du temps à moins de 5 $ pour la journée, et vous y trouverez 22 plages publiques accessibles gratuitement !

Pendant que vous y êtes, ne manquez pas de visiter le Port Isabel Lighthouse, un phare érigé en 1953 et situé juste avant le pont menant à l’île. Le coût d’entrée est de 9 $ par personne et comprend l’accès à deux musées relatant l’histoire du lieu. Une autre idée de visite intéressante aux abords de South Padre Island : le refuge national Laguna Atascosa, la plus grande aire protégée de la région. L’entrée est de 3 $ par véhicule.

De l’art au cœur de la vallée

Vous avez envie d’une sortie plus culturelle ? Toujours avec comme point de départ Harlingen, mais cette fois-ci en direction ouest, vous serez à moins de 45 minutes de la ville de McAllen et de son International Museum of Art & Science, le plus important musée du Sud du Texas. Au menu : une imposante collection d’œuvres européennes du 16e au 19e siècle, de l’art moderne et des expositions temporaires sur des thèmes touchant le folklore, l’histoire et la science. Le prix d’entrée est de 7 $ par adulte.

La fièvre du magasinage vous saisit ?

Que ce soit au cœur d’Harlingen ou en périphérie, les endroits où faire vos emplettes sont légion. Au centre-ville, un tour sur la rue Jackson vous fera découvrir une foule de petites boutiques proposant toutes les marchandises imaginables. Pour du magasinage dans un centre commercial, optez pour le Valle Vista Mall, avec ses nombreux grands magasins. Et enfin, pour une expérience qui sort de l’ordinaire, dirigez-vous vers la nouvelle succursale d’Harlingen de la chaîne de magasins de plein air Bass Pro Shops. Dans un espace équivalant à près de quatre terrains de football, vous trouverez un centre de divertissement, une galerie d’art, un grand aquarium et une exposition rendant hommage aux attraits naturels de la vallée du Rio Grande. Vous constaterez pourquoi tant de personnes considèrent ces magasins comme de vraies destinations touristiques !

Un parc de VR où le plaisir est assuré !

Situé à quelques minutes au sud-est d’Harlingen, dans la petite ville de San Benito, le Fun N Sun RV Resort est un parc de VR qui porte bien son nom ! Son calendrier rempli d’activités variées vous promet de ne jamais vous ennuyer, tout en vous laissant évidemment l’espace voulu pour vous relaxer. Le tout nouveau centre de conditionnement physique, à la fine pointe de ce qui se fait dans le domaine, est certainement l’élément le plus frappant du parc. N’oublions toutefois pas toutes les autres installations qui en font un endroit réellement formidable, dont une grande piscine, un restaurant, de nombreux courts de tennis et une immense salle de réception.

À moins de 10 minutes de là, les proches qui vous rendront visite trouveront de nombreuses options d’hébergement, à commencer par l’hôtel Candlewood Suites Harlingen, qui possède une excellente réputation.

En visitant le Sud du Texas, vous comprendrez rapidement pourquoi le réseau Encore y est si présent, avec ses 10 parcs de VR répartis un peu partout dans la région !

Voici Roy, du parc de VR Sherwood Forest à Kissimmee, en Floride

Profil:

Nom de famille : Reyes Silverio
Prénom : Roy
En poste depuis : le 27 novembre 2014
Titre : directeur de parc de VR
Lieu de travail : Parc de VR Sherwood Forest
Parcs de VR où vous avez travaillé avant (le cas échéant) : aucun
Passe-temps et sports préférés : passer du temps avec ma famille et mes amis, dessiner et faire du karaoké

  1. Qu’est-ce qui vous a amené à Sherwood Forest?

J’ai découvert l’établissement lorsqu’un autre employé m’a invité à jouer au bingo dans la communauté. Après cet événement, le reste est passé à l’histoire. Je n’avais jamais pensé avoir un jour l’occasion de croître avec la société comme je l’ai fait. Je n’avais jamais travaillé au sein d’un parc de VR, alors ce nouveau défi a suscité mon intérêt.

  1. Quel est l’aspect le plus gratifiant du travail de directeur d’un parc de VR?

L’aspect le plus gratifiant du travail de directeur de Parc serait, selon moi, l’occasion d’interagir avec autant de gens. J’adore créer des liens et développer des relations avec les clients, qui peuvent avoir une incidence sur leur fidélité ou ouvrir sur autre chose. Les relations interpersonnelles sont ce qui compte le plus et ce dont les gens se souviennent le plus, alors pourquoi ne pas leur accorder la même importance quand il s’agit de nos clients? Les clients et résidents sont devenus une famille Sherwood, avec laquelle j’aime passer du temps.

  1. Quel est le plus grand défi du travail de directeur d’un parc de VR? Et comment parvenez-vous à le relever?

Ce qui me pose parfois un défi, c’est la gestion. C’est surtout pendant la haute saison que je trouve ça difficile, car j’aimerais être partout à la fois. Avoir une équipe qui vous soutient et comprend votre vision facilite grandement les choses. Le Parc de VR Sherwood n’existerait pas sans chacune des personnes qui lui dédient leur temps et donnent le meilleur d’elles-mêmes au travail.

  1. Que faites-vous pour vous assurer que vos clients passent des vacances d’exception au Parc de VR Sherwood Forest?

La meilleure façon de comprendre ce que les clients attendent et souhaitent consiste à simplement le leur demander. Quels sont les spectacles qui vous plaisent parmi ce que nous vous avons proposé jusqu’à présent? À propos de l’activité sociale de préparation de crème glacée, voulez-vous nous soutenir?  Il faut se mettre dans leurs chaussures et participer. Rien n’intéresse plus les résidents que d’entrer au pied levé dans une chorégraphie de danse en ligne. Je souhaite créer pour mes résidents des souvenirs pour la vie et leur donner une raison de revenir s’en faire d’autres.

  1. Pouvez-vous nous parler de quelque chose que vos clients vous ont appris?

J’ai beaucoup appris auprès de mes clients. Ils m’ont fait part de leurs expériences, de leurs nombreux voyages et de leurs histoires familiales. La leçon que j’ai tirée de tout un chacun, c’est de ne pas trop se prendre au sérieux. Les conduites d’approvisionnement en eau peuvent briser, le câble peut se détraquer, mais ce qu’on peut contrôler, c’est notre façon de voir les choses. Demeurer positifs et ne pas nous laisser détourner du monde est essentiel et nous rend simplement de meilleurs êtres humains.  

  1. Qu’est-ce qui différencie Sherwood Forest?

Quand on me pose cette question, je pense toujours à Sherwood Forest comme à un joyau caché. La propriété se trouve nichée derrière d’autres commerces locaux attirant le va-et-vient de la route principale, mais nous sommes tout de même près de tout ce qu’on peut souhaiter. Parmi le vaste choix au souper et de restaurants locaux, vous pouvez trouver à peu près n’importe quoi dans un rayon d’une quinzaine de kilomètres. Les attractions sont également très populaires. Le camping permet d’économiser par rapport à l’hôtel, et d’avoir plus d’argent à dépenser à Sea World ou Disney. Nous faisons même la promotion de nos attractions locales, qui sont abordables et qui nous donnent un avantage en raison de notre emplacement.

  1. Comment décririez-vous en trois mots votre parc de VR à une personne envisageant de visiter Kissimmee?

Le premier mot que j’utiliserais pour décrire Sherwood est « excitant ». Ici, on sait comment s’amuser, même si ce n’est qu’en faisant griller des hot dogs et des hamburgers dans la chaleur torride. Il est si agréable de participer à n’importe quelle activité que nous souhaitons que vous en redemandiez. Le deuxième mot que je choisirais est « amical ». J’ai vu des résidents et des clients former des groupes et établir des relations au cours de soupers. Ils arrivent plus tôt à un repas-partage et réservent une table pour pouvoir se trouver entre amis. Ce témoignage de leur croyance en l’amitié est émouvant à voir. Le dernier mot qui me vient à l’esprit est « détendu ». Rien ne vaut une journée de détente à la piscine. Vous ne pouvez pas vous tromper lorsque vous passez votre journée allongé en profitant du confort de toutes les commodités de l’établissement. Vous pouvez jouer une partie à notre mini-golf ou même naviguer sur Internet dans notre centre récréatif. Vous choisissez vos propres activités et événements, tout vous est permis pendant les vacances.

  1. Quels loisirs ou attractions recommandez-vous à vos clients d’essayer dans la région pendant qu’ils résident au Parc de VR Sherwood Forest?

Ce que je pourrais vous proposer de plus décoiffant serait Old Town et Fun Spot. Se trouvant à un mille à peine de l’établissement, les deux parcs thématiques offrent des jeux et des manèges pour les enfants, ainsi que quelques bars et magasins pour les adultes. Il y a également un excellent endroit pour faire du kayak, qui ravira les adeptes du plein air, au Paddling Center à Shingle Creek. Il va sans dire que vous ne vous trompez pas en allant à Disney, Sea World, Universal, Legoland et à toutes les autres grosses attractions des environs. Nous avons probablement tout ce dont vous pourriez rêver.

  1. Qu’avez-vous réalisé au Parc de VR Sherwood Forest qui vous inspire le plus de fierté? Pourquoi?

À titre de directeurs, nous apportons beaucoup d’améliorations à l’établissement tous les jours, mais ce dont je suis le plus fier est de vraiment m’impliquer dans les activités que nous offrons. Bien sûr, il y a les habituels repas-partage, bingo et jeux de cartes, mais je ne voulais pas me limiter à cela. Nous avons proposé des nouveautés dans le parc, des cours de peinture, des cinq à sept à notre bar tiki et d’autres activités qui donnent aux gens une raison de sortir de leurs véhicules récréatifs et de venir nous voir. Je n’ai pas peur d’essayer n’importe quoi une première fois, et, si ça fonctionne, de le faire de nouveau ou alors de chercher une autre activité agréable pour remplir l’emploi du temps des clients.  

  1. À quoi ressemble une journée typique à Sherwood?

Je sais que c’est stupide, mais je commence ma journée en souhaitant un énergique « bon matin » à l’équipe. Que ce soit en personne ou en rejoignant l’équipe par radio, il faut veiller à leur dire bonjour. Le traitement des courriels et le travail de bureau occupent la matinée jusqu’en début d’après-midi. J’essaie, autant que possible, de faire le tour de la propriété même si je n’ai qu’un moment, afin de faire savoir à tous que je suis là, que je suis présent. Il plaît aux clients de constater votre intérêt, lorsque vous vous levez de votre chaise de bureau pour aller voir ce qu’ils regardent. Cependant, ce dont je m’assure avant de quitter le travail à la fin de la journée, c’est d’avoir été en mesure de faire sourire quelqu’un. Tant que j’ai contribué à rendre l’humeur d’une personne plus joyeuse, j’estime que j’ai fait du bon travail.

  1. Quelle est votre anecdote préférée au sujet de Sherwood Forest?

L’une des histoires les plus drôles dont je me souviens, c’est d’avoir donné un coup de main, déguisé en Luigi des Mario Brothers, à la guérite du gardien. C’était au moment de l’Halloween. J’essayais un costume lorsque des employés m’ont demandé de me promener habillé ainsi dans la communauté. Lorsque nous approchions de la guérite, nous avons tous eu la même idée, c’est-à-dire que j’accueille les véhicules à leur entrée. Nous avons été pliés de rire dès que je suis sorti de la voiturette de golf pour ce faire. Tout le monde s’arrêtait ce soir-là pour me regarder et ceux qui m’ont vu déguisé ont eu une bonne histoire à raconter.

  1. Parlez-nous de votre meilleur souvenir au Parc de VR Sherwood Forest?

L’un des moments les plus mémorables auquel je pense a eu lieu lorsqu’on m’a enfin offert le poste de gérant. C’est arrivé le jour de l’Action de grâces, et j’ai annoncé mes nouvelles fonctions de directeur au cours de mon discours aux clients à l’occasion du souper donné au chalet principal. J’ai reçu tellement d’appuis, que je suis encore si reconnaissant à tous de leur présence. Lorsque j’ai besoin d’un rappel des raisons pour lesquelles je fais ce travail, je pense à ce jour-là, et cela me pousse à en faire plus et à vouloir le meilleur pour l’établissement et les clients.

  1. Pouvez-vous vous rappeler un moment où les clients de votre établissement vous ont surpris?

Un moment m’a réellement touché au cours du spectacle d’un artiste. C’était mon anniversaire, ce dont tout le monde était au courant à mon insu. On a fini par me faire monter sur la scène et la foule a entonné une chanson pour me souhaiter bon anniversaire. J’ai vraiment été touché de ce que les gens ont fait pour me témoigner leur appréciation non seulement en tant que directeur, mais aussi en tant que personne. J’ai encore des cartes et des ballons de ce jour-là, qui m’ont ému au-delà des mots.

  1. Pouvez-vous nous parler un peu des amitiés qui se sont développées entre les clients du Parc de VR Sherwood Forest?

Les liens de l’amitié brillent intensément lorsque je pense à Sherwood. Les campeurs d’un groupe qui me vient en tête organisent à tour de rôle des apéros et des soupers chaque soir et ils ont même installé des lumières les jours de fête, qui s’harmonisent entre les campements. S’il vous restait des doutes quant à l’étroitesse des liens entre ces clients, assistez à un repas. Il y en a toujours un qui arrive plus tôt pour garder des sièges pour le reste du groupe. Beaucoup de clients disent de leur séjour ici parmi nous que c’est leur deuxième chez-eux.

  1. Les communautés de VR s’intéressent les unes aux autres. Pouvez-vous nous donner un exemple de la façon dont le Parc de VR Sherwood Forest incarne l’idée de la communauté?

Lorsque vient le temps d’aider les autres communautés, Sherwood n’a pas été en reste. De l’aide aux réservations à celle pour l’entretien, nous avons tout fait. Rien n’égale le fait de faire preuve d’engagement en répondant aux demandes des propriétés sœurs. C’est par notre connaissance du système de réservations et l’aide que nous offrons aux autres propriétés que nous nous démarquons. Cela peut être aussi simple que de faire une réservation de groupe ou de calculer le solde dû. Si nous avons un outil ou un truc qui fonctionne pur nous, nous en faisons souvent part aux autres pour que tous puissent en profiter.

  1. Pourquoi pensez-vous que vos anciens clients continuent de revenir à Sherwood Forest?

À mon avis, les clients ont plusieurs raisons de revenir à Sherwood Forest. L’emplacement, les activités, leurs amis et même le personnel. Nous avons formé une famille particulière ici, et lorsque nos clients reviennent, c’est un peu comme le retour à la maison de proches qu’on n’avait pas vus depuis longtemps. C’est en traitant les clients comme ils le méritent, qu’ils ont envie de revenir. Lorsque nos clients de longue date mentionnent qu’ils ne veulent plus repartir, cela vous donne une bonne idée de l’endroit où ils probablement leur prochain séjour rempli de plaisir.

  1. Avez-vous quelques mots ou pensées à dire à vos clients en conclusion?

Sherwood Forest est comme un souffle d’air frais. Nous n’aimons rien autant que faire vivre à nos clients la meilleure expérience possible pendant qu’ils se fabriquent des souvenirs. Notre établissement offre tant de choix fantastiques pour le souper, et vous pouvez facilement vous divertir grâce aux attractions et activités locales. Si vous souhaitez échapper à votre routine quotidienne, venez nous voir, ne serait-ce que pour une fin de semaine. Saisissez l’occasion de visiter d’anciens amis, de vous en faire de nouveaux et de vous joindre à la tribu Sherwood.

La vie sociale dans les parcs de VR aux États-Unis!

Dernièrement, sur ce blogue, j’affirmais dans un billet que la socialisation qui agrémente la vie dans les campings du sud des États-Unis constitue un des meilleurs antidotes connus contre la déprime hivernale. Il suffit de passer un coup de fil à nos proches demeurés au pays pour comprendre combien l’hiver qui ne cesse de s’étirer commence à leur peser. J’avais cependant oublié de préciser une condition importante à cette socialisation : la barrière linguistique.

Si, de façon générale, un grand nombre de «snowbirds» d’origine francophone s’expriment en anglais avec d’aisance, d’autres entretiennent des rapports plus difficiles avec cette langue. Pour ce groupe de caravaniers, quand vient le moment de trouver une destination où passer quelques mois à la chaleur, l’élément linguistique revêt une importance particulière.

Conséquemment, avant d’arrêter leur choix, une des premières questions à laquelle ils tenteront de trouver réponse portera sur la présence et l’importance de la communauté québécoise sur le terrain de camping envisagé. Il suffit de naviguer sur les nombreux forums québécois dédiés au camping pour prendre la mesure que revêt l’importance de l’appartenance culturelle.

Au même titre que les humains, chaque camping possède une personnalité qui lui est propre, des caractéristiques qui le différencie d’un autre situé non loin. Ayant eu, depuis le début de décembre jusqu’à maintenant, l’occasion de fréquenter une quinzaine de campings, dont plusieurs affichant la bannière Encore, j’ai été à même de vérifier la validité de cette hypothèse.

Dans certains des campings où je me suis arrêté, je pouvais facilement m’imaginer de retour dans la belle province — la neige et le froid en moins, bien sûr — tellement la proportion de Québécois y était importante. Le Breezy Hill à Pompano en est sans doute la meilleure des illustrations.

Sur d’autres terrains, la clientèle se faisait beaucoup plus diversifiée, regroupant à la fois Québécois francophones, Canadiens anglophones et des Américains provenant de partout dans le pays. Deux raisons principales avaient attiré toutes ces personnes à cet endroit précis : la recherche d’un climat exceptionnel dans un lieu répondant à leurs valeurs et besoins, mais surtout un coup de cœur ressenti pour le camping choisi.

Malgré des références culturelles très différentes, les relations entre chacun de ces groupes étaient empreintes de respect, de cordialité et d’un même enthousiasme dans la participation aux activités collectives. Chacun de ces campings constituait un milieu social empreint de tolérance et d’ouverture.

Finalement, à l’opposé des campings à très forte proportion québécoise francophone, il m’est arrivé de me retrouver sur des terrains où Michelle et moi étions tout fin seuls dans un environnement peuplé de Canadiens anglais. Cela m’a fait réaliser que les raisons qui poussent les Québécois à séjourner dans un milieu rempli de leurs compatriotes amènent également les Anglos canadiens à se regrouper entre eux.

Dans plusieurs cas, tant chez les francophones que chez les personnes d’expression anglaise, le bouche-à-oreille avait joué un grand rôle dans leur choix du terrain.

Finalement, peu importe la langue que l’on parle, l’endroit d’où l’on provient, nous sommes tous à la recherche de la même chose quand approche la saison froide, trouver un havre qui nous convient pour ériger notre campement d’hiver.

Destination Évasion: le [nouveau] parc de VR Forest Lake Village à Zephyrhills en Floride

Destination Évasion : le Forest Lake Village, près de Tampa

Amateurs de tranquillité et de chaleur humaine, adeptes de localités modernes peu fréquentées par les touristes, nous avons un joyau méconnu à vous présenter. Il s’agit de la ville de Zephyrhills. Située dans la région centrale de la Floride, cette banlieue du nord-est de Tampa, à 45 minutes des plages de la côte ouest de l’État, a vraiment tout pour plaire. Un exemple : le Forest Lake Village RV Resort, un parc de VR ouvert toute l’année, relativement petit – il compte 274 emplacements – et où l’on accepte les animaux domestiques. Cette nouvelle acquisition du réseau Encore est gérée par le dynamique Steven Bagiardi, un amateur de golf et de plongée sous-marine dont la passion dans la vie est tout simplement de rendre les gens heureux, à commencer par sa clientèle qu’il considère un peu comme sa famille élargie. « Je me suis fait un devoir d’apprendre à connaître les campeurs qui séjournent chez nous et de passer du temps avec eux. Je veux qu’ils se sentent tout à fait à l’aise lorsqu’ils sont avec moi. Je suis quelqu’un de social ; j’aime les gens ! », lance-t-il avec le sourire.

Une localisation idéale

Au cœur du comté de Pasco, la ville de Zephyrhills, dont la population atteint tout juste 15 000 habitants, est connue à travers toute la Floride pour son eau pure et cristalline. D’ailleurs, si son nom vous dit quelque chose, c’est probablement parce que vous l’avez lu sur une étiquette dans un supermarché des environs, puisqu’on l’embouteille à la source. Le bleu des sources d’eau de la région est d’ailleurs si éclatant qu’il attire même les parachutistes, qui viennent de partout pour profiter de la meilleure vue qui soit sur Zephyrhills !

Outre un coquet centre-ville à l’ancienne, où boutiques et restaurants ont pignon sur rue, à l’ombre des chênes, la ville compte une bibliothèque de qualité, modernisée en 2014, quantité d’espaces verts, un country club et un golf municipal, un grand parc à chiens, de même qu’un petit musée consacré à l’histoire des trains, le Zephyrhills Depot Museum. Ouvert au public le samedi, en matinée, il vous promet une visite particulièrement intéressante. À Zephyrhills, y trouverez également tout ce qu’il vous faut pour que votre quotidien au parc de VR se déroule bien : magasins à grande surface, épiceries et cliniques médicales.

Comme la ville se trouve en climat subtropical, les étés y sont chauds et humides, alors que les hivers sont généralement secs. La température moyenne annuelle est d’un confortable 22oC. On y enlève quelques degrés en janvier et février, pour en ajouter en juillet et en août.

À faire dans la région de Tampa

Si vous comptez passer quelques semaines – voire plusieurs mois – au parc de VR Forest Lake Village, vous avez tout intérêt à planifier quelques excursions dans la région de Tampa, le centre économique de la côte ouest de l’État. Gageons que de passer une journée à marcher dans les quartiers historiques d’Ybor City, où l’influence de la communauté latino-américaine s’observe partout, et d’Old Hyde Park, réputé pour ses boutiques haut de gamme, sera un agréable changement à votre routine quotidienne au camping !

La ville de Tampa est riche en contrastes fascinants : ses restaurants gourmets se comptent par dizaines et la place enviable qu’y occupent les arts de la scène en fait une destination prisée par les amateurs de théâtre et de spectacles de variétés. Par ailleurs, Tampa séduit aussi par ses attractions familiales de qualité : elle compte l’un des aquariums les plus appréciés du pays, le Florida Aquarium, et on y trouve les splendides jardins Bok Tower, où des concerts sont régulièrement donnés, ainsi que le Museum of Science & Industry, qui propose des expositions fascinantes pour les publics de tous les âges. Et c’est sans compter les plages, les golfs et la rivière Hillsborough, un cours d’eau paisible à découvrir en canoë pour y observer de près oiseaux, tortues et peut-être même quelques alligators !

Pour le magasinage, les choix sont quasi infinis, allant des marchés aux puces (avis aux amateurs, le plus imposant est le Big Top Flea Market) aux centres commerciaux chics, en passant par les magasins d’usine.

Vous préférez prendre la route vers l’Est ? Sachez que les parcs thématiques d’Orlando se trouvent à environ 1h30 de Zephyrhills… Bon à savoir lorsque l’envie vous prend d’aller saluer Mickey !

Au parc de VR, on ne n’ennuie jamais

Si tout le monde semble se plaire au parc de VR Forest Lake Village, c’est d’abord à cause de l’ambiance familiale et chaleureuse qui y règne et aussi grâce aux infrastructures impeccables de l’établissement. L’endroit est bien tenu et ça paraît !

Vous vous levez un matin en ne sachant pas trop quoi faire ? Voyez les choix qui s’offrent à vous : billard, shuffleboard, jeux de fers, tennis, volleyball à la piscine et mini-golf, sans compter la pêche dans un lac ensemencé situé directement sur le site. Vous pouvez également aller faire quelques longueurs dans la piscine pour adultes, puis vous détendre dans le spa. Si vous êtes en compagnie d’enfants, sachez qu’une piscine familiale se trouve aussi sur le site. Vous voyez, les options sont variées. Vous pouvez même opter, certains jours, pour n’en considérer aucune et passer plutôt la journée à profiter du soleil de la Floride, à votre emplacement ou à celui des nouvelles connaissances que vous vous serez faites sur place.

Il est possible de réserver un emplacement au Forest Lake Village à la journée, au mois ou même à l’année. D’intéressantes promotions sont présentement en vigueur. Jetez-y un coup d’œil !

Nouvelles du Sud au Pioneer Village par Normand Nantel !

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L’histoire de Normand sous le soleil de Floride: 

Dix jours se sont déjà écoulés depuis notre arrivée et le ménage tire à sa fin, du moins pour ce qui est de l’ouverture de la maison. Je viens de terminer le lavage extérieur et je m’attaque maintenant aux plates-bandes qui ont grand besoin de désherbage. Ensuite, l’auto passera sous la brosse pour qu’elle retrouve tout son éclat. Somme toute, il faut presque deux semaines pour s’installer confortablement mais après… On enfile nos habits de snowbirds et nous voilà bien en selle pour «l’hiver».

Étant beaucoup plus au sud, le crépuscule s’installe vers 18h00. Malheureusement, on perdra cette belle clarté dès samedi prochain en reculant montres et horloges à l’heure normale. Contrairement au nord, ça n’annonce pas l’arrivée de la neige mais plutôt l’installation des décorations de Noël. Ici, ce n’est pas ce qui manque. Même s’ils les rangent dès le lendemain de Noël, ils sont aussi pressés que nous de les installer.

Lentement, les grands voyageurs du nord commencent à regagner leurs quartiers d’hiver. On en voit de jour en jour s’amener, se serrer la pince et se souhaiter du bon temps au pays des gougounes. Les nombreuses activités s’organisent et le bingo, toujours populaire, reprend son rythme à raison de 2 fois par semaine. Louise et moi, organisons du poker pour les francophones, chaque vendredi à compter de cette semaine. Deux heures de plaisir. Shuffleboard, golf, pétanque, vélo et les soupers communautaires s’activent en ce début de novembre.

congestion-routiere2Je ne sais pas si c’est par pure coïncidence, mais la State Road 78, adjacente à notre complexe, a décidé de nous présenter un décor qui nous est familier; les cônes orange. On les aura jusqu’à l’automne 2017 parce que cette route est à refaire. Présentement les travaux s’étalent sur 5 kilomètres avec de nouveaux trottoirs et la réfection de quelques carrefours sans oublier un pavé tout neuf. En circulant à travers le chantier, on avait un peu l’impression d’être en pays de connaissance.

Côté température, alors là on est gâté. Le mercure frise les 90°F et les dépasse même quelques fois. Depuis que nous avons franchi les Adirondacks et retrouvé le soleil, le jour de notre départ, pas une seule goutte de pluie ne nous est tombée sur la tête et les prévisions n’en prévoient pas pour plusieurs jours à venir. Rien que du soleil.

Pour le quotidien, Louise et Francine étant parties s’épivarder sur la côte est et rencontrer une amie pour quelques jours, Jean-Guy et moi sommes laissés à nous-même. En désespoir de cause nos amis Lise et Gilles nous tiennent compagnie et on partage notre bouffe du soir à quatre. Samedi, c’est chez les chinois que nous prendrons notre dernier souper avant le retour de nos douces. On a très hâte de les retrouver… parce qu’il reste la lessive à faire (mon côté macho). Excusez-la!

Pour plus d’aventures, histoires et articles, découvrez ici le blogue de Normand Nantel !

Destination Évasion : le parc Viewpoint RV & Golf de Mesa en Arizona

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Le paradis des golfeurs et des randonneurs!

Située dans le comté de Maricopa, dans l’État de l’Arizona, Mesa est une ville de banlieue à environ 30 km de Phoenix et compte environ 500 000 habitants. Elle se trouve sur un plateau à 378 m d’altitude, ce qui lui a valu le nom de mesa, signifiant «table» ou «plateau» en espagnol. Les premiers colons étaient des pionniers mormons, qui fondèrent la ville en 1878.

Le climat chaud et sec en hiver, en moyenne de 26 °C à 28 °C, est idéal pour aller jouer au golf! L’Arizona mise d’ailleurs sur ce sport pour mousser sa popularité auprès des retraités venus pour un long séjour. Pas besoin d’aller loin: un terrain de 18 trous de compétition se trouve à même le parc Golf & RV Resort à Mesa, en plus d’un 9 trous dit exécutif (pas pour la compétition, alors il n’y a pas de presse à jouer!). Dans les alentours, on peut faire de la randonnée pédestre, de la baignade, de la pêche, du vélo…

La nature à perte de vue

Mesa est entourée du désert de Sonoran et de la Forêt nationale de Tonto (Tonto National Forest). Amusant, ce mot signifie «fou» en espagnol! On ne sait pas qui était ce fou qui a donné son surnom à cette forêt, mais c’est sans doute lié au fait que de nombreux chercheurs d’or ont passé leur vie à espérer tomber sur des filons qui les enrichiraient, sans succès… de quoi virer dingue!

L’immensité et la diversité du territoire de Tonto, qui couvre près 3 millions d’acres (12 140 km²!), en fait un spectaculaire parc qui passe de la sécheresse du désert à quelque 400 mètres (1300 pieds) d’altitude aux montagnes couvertes de pins à 2400 mètres (7900 pieds). Les activités de loisir sont donc des plus variées: randonnée dans le désert et en forêt, baignade dans les lacs, etc. Cela donne un terrain de jeu fréquenté différemment selon les saisons: le désert étant… déserté durant les canicules estivales, et arpenté davantage l’hiver, tandis que les montagnes boisées et les rivières Salt et Verde sont un havre de fraîcheur en plein été.

Quand on a établi la zone de conservation de la Forêt nationale de Tonto en 1905, c’était dans le but de protéger les ressources d’eau naturelle, car la forêt en génère assez pour alimenter six réservoirs d’eau. La Forêt a été divisée en huit zones naturelles sauvages fédérales (wilderness areas), qui sont en quelque sorte des parcs fédéraux: Four Peaks, Hellsgate, Mazatzal, Pine Mountain, Salome, Salt River Canyon, Sierra Ancha et Superstition.

La zone nommée Superstition est composée des monts de la Superstition (Superstition Mountains). Dans ce parc, on fait de l’escalade au pic Weaver’s Needle, à l’est de la montagne de la Superstition, près de l’endroit présumé où se trouverait la mine d’or du Hollandais perdu (en anglais, Lost Dutchman’s Gold Mine). Une des superstitions de l’endroit – et qui rappelle qu’il y avait des chercheurs d’or fous, dans la Forêt de Tonto! – est cette histoire d’un immigré allemand, erronément surnommé le Hollandais (deutsch en allemand et dutch en néerlandais), qui avait supposément trouvé une mine d’or gardée secrète. Sur son lit de mort en 1891, il aurait révélé l’endroit à la dame chez qui il logeait, mais on n’a jamais retrouvé la mine. Une autre superstition est que les indiens Apaches croyaient qu’un trou quelque part dans les monts de la Superstition conduisait directement dans le bas-monde, soit l’enfer…

Un parc d’État a été créé dans cette zone: le Lost Dutchman State Park. http://azstateparks.com/Parks/LODU/

Tonto National Forest: http://www.fs.usda.gov/tonto/

Parc de VR Viewpoint Golf & RV :

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Le parc de véhicules récréatifs Viewpoint Golf & RV Resort à Mesa est idéalement situé tout près de la Forêt nationale de Tonto au pied des monts de la Superstition, mais aussi proche des commodités de la ville et de la vie culturelle (théâtre, cinéma, arts…). Certifié exclusivement pour les personnes retraitées âgées de 55 ans et plus, il compte 331 emplacements et est ouvert 365 jours par année.

Séjourner dans ce parc permet de découvrir Mesa, si ce n’est déjà fait, pour la chaleur de son climat, ses golfs et ses nombreuses possibilités d’excursion dans une nature époustouflante, du désert à la forêt !

Viewpoint Golf & RV Resort: www.viewpointrv.com/

Info touristique de la ville de Mesa: www.visitmesa.com/

Paroles de Campeurs: l’histoire d’Hélène et Jean-Marie à Fort Myers !

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Vivant à Havre-Saint-Pierre, sur la Côte-Nord, Jean-Marie Arsenault et Hélène Derasp ont commencé à aller camper aux États-Unis avec un ami il y a 12 ans. C’est ainsi qu’ils ont pris goût à ce type de voyage. Avant, ils prenaient des vacances dans les Caraïbes. De l’avis de Jean-Marie, ils ne sont pas très amateurs de neige, alors ils ont adoré leur nouveau mode de vie: partir plusieurs mois en Floride pour fuir l’hiver!

 

De la côte Est à la côte Ouest

«La première année de l’achat de notre VR, nous en avons profité pour faire un mois de tourisme au Tennessee, à Nashville et à Memphis où a vécu Elvis, puis en Louisiane, en plus de la Floride où nous avons séjourné jusqu’au 1er avril à Fort Lauderdale», raconte Jean-Marie. Ils ont passé deux hivers là-bas sur la côte Est floridienne, «dans un camping au milieu de la ville, continue-t-il. Ce n’était pas intéressant… On est allé rendre visite à un ami qui logeait à Fort Myers, sur la côte Ouest de la Floride, et on a ça trouvé beau. On va maintenant dans ce parc de VR, le Pioneer Village, depuis 10 ans! C’est un endroit plus tranquille, il y a moins de circulation et on s’est fait beaucoup d’amis!»

Pas étonnant que Jean-Marie et Hélène se soient trouvé des copains québécois: on en compte de 300 à 400 parmi les quelques 1500 villégiateurs, estime le couple cayen (de Havre-Saint-Pierre, nom qui rappelle les origines acadiennes des habitants de cette municipalité nord-côtière). Il y a en effet un peu plus de 500 emplacements de VR et environ 200 personnes y résident à longueur d’année. Ils ont eu le même terrain les cinq premières années et maintenant ils en ont un autre, tout près: tant mieux car ils adorent leur voisinage!

En récréation à temps plein!

«Je ne vois pas les journées passer tellement il y a de choses à faire», lance Jean-Marie, avec un ton d’écolier content que la récréation s’éternise à longueur de semaines! Du lundi au vendredi, à 19 h, il joue à la pétanque. «On fait des tournois amicaux et mon équipe a gagné le trophée deux ou trois fois», dit-il avec fierté. Amusant: ce sport typiquement français est l’apanage des francophones, au Pioneer Village. Les anglophones jouent plutôt au shuffleboard, ou jeu de palets. Les Québécois aimant y jouer ont une période par semaine, le jeudi, et une quinzaine d’entre eux, dont Jean-Marie, se joignent aux Américains pour jouer, en plus, les lundis et vendredis. Il se débrouille bien en anglais ayant suivi des cours par correspondance. De son côté, Hélène fait de la danse tous les jours de la semaine, à 8 h 30 avec des bénévoles qui animent des ateliers de danse. Les vendredis et dimanches soir, des tournois de billard sont organisés avec des gens des terrains voisins. Il y a aussi des courts de tennis et de volleyball.

«La plage est à environ 3/4 d’heure d’auto, alors on n’y va pas souvent, continue le retraité. On va plutôt à la piscine où se trouve un bain tourbillon. On passe aussi du temps dans la salle communautaire où se tiennent beaucoup d’activités dont des soupers thématiques, des spectacles, des 5 à 7…»

Par ailleurs, on peut faire du vélo au Pioneer Village, qui est immense: on en fait le tour en 45 minutes. «Les fins de semaine, comme il y a moins d’activités au camping, on part en auto se balader à Fort Myers ou ailleurs. Sur la photo, on nous voit à Edison Ford», explique Jean-Marie, à propos du site touristique Edison & Ford Winter Estates, qui comprend des jardins botaniques, des bâtiments historiques et un musée mettant à l’honneur l’innovation et la créativité de deux inventeurs parmi les plus importants des États-Unis: Thomas Edison et Henry Ford. On peut faire la visite avec un audioguide et un plan en français. www.edisonfordwinterestates.org/

Leur véhicule

Hélène et Jean-Marie ont une caravane à sellette de 30 pieds depuis 10 ans, qu’ils ont acheté en remplacement de leur premier véhicule qui faisait 21 pieds. «C’était trop petit», déclare Jean-Marie, expliquant qu’à l’occasion ils accueillent à tour de rôle leurs deux enfants et leurs familles. «Nous avons trois petits-enfants en tout, de 10, 12 et 18 ans. Notre VR a une chambre et un salon avec divan-lit, et la table de cuisine se transforme en lit d’appoint. On peut coucher jusqu’à huit personnes!» 

Cette année, le couple restera 4 mois. Le coût de la vie est-il plus élevé, avec le taux de change désavantageux pour les Canadiens? «C’est sûr que ça coûte plus cher que dans le temps où le dollar canadien avait la même valeur que l’américain. L’épicerie est plus chère qu’au Québec, mais l’essence est plus abordable. Par exemple, faire le plein au Québec nous coûte 120 $. Dès qu’on arrive aux États-Unis, on tombe à 60 $US, soit environ 80 $CA.» Une économie de 40 $ par plein, ça se prend bien! Autre source d’argent leur faisant économiser: «Depuis trois ans, nous affichons une annonce pour les parcs de VR Encore sur la vitre arrière de notre caravane pour faire de la publicité sur la route. On reçoit une compensation financière pour ça. Ça aide à payer nos frais de séjour!»

Âgés de 68 et 64 ans, Jean-Marie et Hélène sont bien en forme pour profiter à fond des nombreuses activités du centre de villégiature Pioneer Village… et ils y retourneront encore bien des années, puisque Fort Myers est devenu leur deuxième chez-soi durant l’hiver!

Crédit photo: Collection personnelle d’Hélène Derasp et Jean-Marie Arsenault

 

Comment bien choisir son lieu de vacances en Floride?

Floride: quelle côte choisir cet hiver?

Votre hiver sous le soleil de la Floride, vous en rêvez depuis des mois. Voilà, cette fois c’est vrai, dès que novembre pointera le bout du nez, vous prendrez la route du Sud. Au fait, en direction d’où, exactement? Dans le sud Est des États-Unis, en Floride, soit, mais sur la côte Est ou sur la côte Ouest? Vous avez étudié la carte et parlé à des amis Snowbirds, mais rien n’y fait, vous n’avez pas encore décidé. Voici trois petits avantages pour chaque option qui pourront peut-être vous être utiles.

LA COTE EST:

1/ Ici, on parle français!

La côte Atlantique de la Floride – plus spécifiquement la région comprise entre Fort Lauderdale, au Nord, et Miami, plus au sud – attire les voyageurs québécois depuis des décennies, quel que soit leur choix d’hébergement. Ainsi, de novembre à avril, le français se parle et s’entend dans bien des hôtels, des motels et, bien sûr, des campings et des parcs de VR. Si vous avez envie de fraterniser avec des Tremblay et des Lemieux tout l’hiver dans un cadre enchanteur, c’est l’endroit où aller!

Dans ce secteur de la côte Est de la Floride, vous trouverez des cliniques médicales offrant un service en français, de même que des services bancaires, des restaurants, des cafés, des marchés aux puces, des golfs et tutti quanti. Ceci peut s’avérer rassurant si vous parlez peu l’anglais. Il vous sera aussi possible d’assister à des spectacles en français et d’acheter des magazines et des journaux publiés dans la langue de Molière. Vous vous y sentirez chez vous… au soleil et tout près de l’océan!

2/ Des agglomérations dynamiques:

La côte Est, c’est aussi de grandes villes bouillonnantes d’énergie, en commençant par Fort Lauderdale, la « Venise de l’Amérique », avec sa scène culturelle de qualité et ses plages propres et sécuritaires, ainsi que Miami et son architecture colorée, ses loisirs et sa gastronomie ethnique. Pour avoir aisément accès à une vie urbaine trépidante, c’est l’option à choisir! Entre ces deux pôles d’attractions, Hollywood, Palm Beach, Vero Beach et même Daytona, plus au nord, tirent leur épingle du jeu en offrant une culture locale distinctive et, dans certains cas, davantage de calme.

3/ Oh! Des vagues!

La Floride vous attire à cause de son climat et… de ses plages? Sachez que sur la côte Est, les vagues sont beaucoup plus spectaculaires que sur la côte du golfe du Mexique. Elles sont hautes, fortes et prises d’assaut par les amoureux des sports de glisse, que l’on peut regarder pendant des heures pratiquer leur sport favori, allongé sur notre chaise de plage. Les fanas de la côte Est de l’État répètent que de voir le soleil se lever sur l’une des magnifiques plages de la région est l’un des bonheurs de la vie dont il ne faut pas se priver.

LA COTE OUEST:

1/ Un jardin secret:

Moins connue des Québécois – quoi que cela soit tranquillement en train de changer – la côte Ouest de la Floride ne propose pas d’ilots francophones, comme Hollywood, sur la côte Est. On y entend donc parler français à l’occasion, mais pas autant. Si vous êtes à la recherche d’un vrai dépaysement, vous serez ravis! Les Snowbirds québécois qui y passent la saison froide se répartissent un peu partout le long du golfe du Mexique, à proximité ou directement dans les splendides villes de Naples, Fort Myers, Sarasota, Fort Myers, Sanibel, St. Petersburg, Clearwater et la très moderne Tampa, la principale agglomération de l’ouest, avec ses 2 millions d’habitants.

2/ Des paysages à couper le souffle:

Du sable blanc, des palmiers et parfois même, sous l’eau, des lamantins: la côte Ouest et sa nature plus sauvage en met plein la vue aux voyageurs, qui redemandent de ces paysages moins bétonnés que sur la côte Est. Les plages qui s’étirent jusqu’aux abords des villes sont régulièrement citées comme étant les plus belles de l’État. Par chance, les panoramas urbains valent eux aussi le coup d’œil, la côte du golfe possédant des attraits culturels remarquables, dont le fascinant Salvator Dali Museum, à St. Petersburg, l’un des musées les plus populaires de Floride.

3/ Un rythme de vie différent:

L’hiver, la nature se repose et c’est ce que vous avez le goût de faire vous aussi? Moins développée, la côte Ouest est idéale pour y passer des mois tranquilles, l’ambiance de ses stations balnéaires y étant plus calme que sur la côte Atlantique. Parfait pour y pratiquer la pêche et le golf avant de regarder le soleil se coucher sur le golfe du Mexique. Ici, les fêtes d’étudiants se font rares et parmi les visiteurs, on compte de nombreux habitués qui s’y rendent, année après année, tout simplement pour relaxer sereinement au soleil. Ils apprécient le fait que les attraits y soient plus concentrés qu’à l’Est et jurent que les restaurants y sont les meilleurs de l’État, particulièrement ceux donnant directement sur la plage.

De toutes les activités de bord de mer pratiquées sur la côte du Golfe du Mexique, la plus populaire est incontestablement la recherche de coquillages. Certaines plages – notamment celles des îles Sanibel et de Captiva Islands, toutes deux accessibles par un pont à péage – peuvent compter jusqu’à 400 sortes différentes. Les plus rares sont évidemment les plus prisées ! Pour vous y adonner, n’oubliez pas d’apporter un sceau ou un filet et portez des chaussures ou des sandales pour éviter de vous couper les pieds. Une fois la cueillette terminée, vous pouvez terminer doucement la journée en visitant le Bailey-Matthews National Shell Museum, un petit musée fort sympathique consacré aux coquillages de toutes les mers du monde.

Si vous avez de jeunes enfants ou que vous accueillez vos petits-enfants pour quelques jours, ces derniers se plairont à coup sûr sur la côte Ouest ! Ils pourront passer des heures à faire des châteaux de sable sur les plages paisibles et généralement plus recluses qu’à l’Est. De plus, pour nager, la côte du Golfe, c’est le paradis, les vagues plus douces étant rassurantes pour les nageurs moins expérimentés ou plus craintifs.

LE CHOIX EST FAIT?

Votre cœur balance encore?

Vous n’avez toujours pas pris votre décision? Bien des habitués de la Floride affirment que le choix de la ville et de l’établissement où vous séjournerez importe davantage que celui de la côte et que les plages sont magnifiques partout, alors faites-vous confiance! Les risques d’erreurs sont bien minces. De plus, si vous partez en VR, tout est ouvert! Rien ne vous empêche de passer deux mois sur la côte Est, puis deux autres mois sur la côte Ouest. Ou vice-versa. Au total, 38 campings et parcs de VR du réseau Encore sont établis en Floride. Vous avez l’embarras du choix! Trouvez votre parc de VR coup de cœur sur RVontheGO.com!

Rester c’est exister, mais voyager c’est vivre!” (Gustave Nadaud)

 

Paroles de Campeurs: l’histoire de Charles et Hélène au Nord de Fort Myers, FL.

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«Le parc de VR Pioneer Village est devenu notre deuxième maison!»

Caravaniers passionnés par leur loisir, Charles Morier et Hélène Laplante, des résidents de Saint-Hubert, sur la rive sud de Montréal, ne pensaient jamais aimer un camping au point d’y acheter une maison de parc. C’est pourtant ce qu’ils ont fait à l’hiver 2016, après avoir loué le même emplacement pour leur caravane à sellette pendant 12 ans, au parc Pioneer Village RV Resort, à North Fort Myers, au sud-ouest de la Floride.

L’histoire d’amour entre le sympathique couple, aujourd’hui retraité, et cet établissement situé dans une région de rêve où passer l’hiver vaut la peine d’être racontée…

Sur la route

C’est l’acquisition de leur première tente «en toile», en 1962, qui a provoqué le coup de cœur de Charles et Hélène pour le camping. Ils ne s’en sont jamais remis! «Nous y avons pratiquement élevé notre famille», confie Charles, en exagérant un peu, bien entendu. Au fil des ans, ils ont testé pratiquement tous les types d’équipement, ont pris une pause du loisir en 1989, puis s’y sont remis dix plus tard en achetant leur première caravane à sellette. D’autres VR de ce type suivront.

En véhicule récréatif, en famille, puis en couple une fois les enfants élevés, les Laplante-Morier sont partis à la découverte de l’Amérique du Nord. «On a visité le Canada, d’un océan à l’autre, le Maine et les États de la Nouvelle-Angleterre, ainsi que tout le reste des États-Unis, à l’exception d’Hawaï et, étrangement, de l’Arkansas, où nous n’avons pas pu nous rendre à cause d’intempéries. Quant à la Floride, on y est allé presque à tous les ans depuis 1975», se rappelle Charles.

Un coup de foudre!

En 2008, dans le cadre d’un de leurs voyages annuels vers le Sunshine State, la route mène Charles et Hélène sur la côte ouest de l’État. Ils choisissent de s’arrêter au Pioneer Village RV Resort, un beau parc de VR de 500 emplacements. Et bam! Comme ça, le coup de foudre se produit! Le couple s’y sent bien dès sa première visite. Il apprécie l’atmosphère de l’établissement, ses infrastructures, sa localisation à proximité de toutes les commodités et de certaines des plus belles plages de l’État. «Et la chaleur! On est tellement confortable dans cette région» répète Charles, qui déteste visiblement les rigueurs de l’hiver québécois.

Pourquoi aller ailleurs?

Le couple ne vit pas son amour pour le Pioneer Village à moitié! Chaque année depuis leur visite initiale, Charles et Hélène ne manquent pas d’y séjourner. D’abord deux ou trois semaines, selon ce que leur permet leur horaire de travail et leurs divers projets de voyage en VR. Puis, deux ou trois mois, la flexibilité de la retraite rendant possible de vrais longs séjours. «L’an dernier, nous nous y sommes installés le 1er novembre et nous avons quitté le 13 avril. On en a vraiment profité. Et on a fait un grand changement : nous avons troqué notre emplacement de camping habituel pour la maison de parc voisine, que vous avons achetée. Il faut croire qu’on aime vraiment la place!», relate Charles, en riant.

Pourquoi Fort Myers ?

Quand Charles et Hélène ont eu un coup de cœur pour la côte ouest de la Floride, il y a dix ans, cette dernière était encore très peu connue des voyageurs québécois, plus familiers avec la côte atlantique de l’État (Fort Lauderdale, Hollywood, Miami, etc.). Charles Morier estime qu’on ne comptait à l’époque qu’un maximum de 2 % de caravaniers québécois au Pioneer Village. Tout pour plaire à Hélène, de nature plus solitaire. Au fil des ans, le profil des résidents et des locataires du parc de VR a bien changé. «Aujourd’hui, nous sommes plus de 40 % de Québécois. On est comme une grande famille! Et nous ne sommes pas les seuls à y avoir acheté une maison de parc. Plus de 100 autres Québécois ont fait de même» s’exclame Charles. Finalement, cette présence francophone plaît autant à Hélène qu’à lui!

Les deux se sont attachés à cette «famille d’hiver», qu’ils quittent à regret au printemps. Ils font des activités avec leurs «amis du Sud» et, ensemble, ils ont visité toutes les attractions de la région. «Il n’y a rien qu’on n’a pas vu!», lance Charles.

Tant qu’ils auront la santé, Hélène et lui souhaitent continuer de passer l’hiver dans le Sud au Pioneer Village. «On s’y sent chez nous», conclut Charles.