Paul Laquerre sur le chemin des Florida Keys !

Après avoir défoncé l’année avec des amis à Davie, un peu au nord de Miami, en fin d’avant midi, dimanche, nous reprenions la route en direction des Keys. Un peu fatigué d’avoir veillé tard pour écouter le Bye-bye à la télé, il nous apparaissait agréable de mettre la boussole vers le sud pour retrouver le rythme de vie tranquille des insulaires. Mais, nous avions oublié de tenir compte que nous étions le 1er janvier et que lendemain était jour de congé pour plusieurs !

Les familiers de la route qui mène de Florida City à Key West savent combien celle-ci, la seule qui mène d’une île à l’autre, peut être encombrée, surtout lors de longs week-ends. Il nous fallut donc très peu de temps pour réaliser que nous n’étions pas les seuls à s’y aventurer et que la patience serait de mise. Roulant à la queue leu leu, on aurait dit que les toutes les autos étaient reliées par un élastique s’étirant et contractant sans arrêt. Un coup de frein suivait immanquablement la moindre pression sur l’accélérateur. Bref, le trajet dura au moins une heure et demie de plus que le temps annoncé au départ par notre GPS.

À notre arrivée, au Fiesta Key RV Resort, les terrains disponibles étaient rares. Heureusement qu’un emplacement nous était réservé. Vers 17 h 30, nous étions enfin installés et prêts à relaxer. À ce moment, le soleil se préparait à plonger dans l’eau où nous serions bien allés le rejoindre, n’eut été que nous étions épuisés. Même préparer le souper nous semblait une corvée.

Le préposé à l’accueil qui nous avait reçus avait bien mentionné la présence d’un restaurant directement sur le terrain. Selon ses dires, la cuisine y était excellente. En l’écoutant faire la promotion du casse-croûte du coin, j’avoue avoir pensé que nous n’avions probablement pas les mêmes goûts. Souvent la gastronomie des restaurants de camping se limite à des frites graisseuses et de vulgaires hot dogs et hamburgers. Mais comme nous étions dans les Keys, pays de fruits de mer, dans un geste poli, j’avais quand même accepté, sans conviction, le menu tendu avec enthousiasme.

Ployant sous la chaleur et vidé de notre énergie après avoir installé et raccordé notre véhicule aux services, ni Michelle ni moi n’avions envie de sortir les chaudrons. Même nous demander ce que nous pourrions bien manger nous faisait suer davantage. En désespoir de cause, je jetai un coup d’œil au menu. Oh surprise, son contenu était plus élaboré que je ne l’avais imaginé. Assez en tout cas, pour nous décider d’aller jeter un coup d’œil aux lieux, histoire de soupeser l’ambiance et de voir comment nous y sentirions.

Il me fallut référer au plan du terrain pour localiser ce restaurant. Pourtant, en arrivant, j’avais passé juste devant sans même prendre conscience que la bicoque bleue sur ma gauche n’était pas une remise à outils, mais un restaurant. Dans les Keys, il arrive souvent que l’extérieur des restaurants ne paie pas de mine. Moi qui en suis à je ne sais plus combien de visite dans ces îles, comment avais-je pu oublier ce détail ? La chaleur et la fatigue m’avaient sans doute ramolli le cerveau.

Indécis, nous faisons le tour de la baraque. Derrière, donnant directement sur l’eau, une terrasse à fond de sable, parsemée de palmiers et de palapas couverts de feuilles brunes, se dressait devant nous alors que le soleil était en train de se noyer. Dans le sud, il faut à peine quelques minutes à la brunante pour se transformer en nuit. Des guirlandes de lumières accrochées entre les arbres projetaient juste assez de lumière sur le sable et l’eau pour complètement dépayser les Québécois que nous sommes. Nous étions conquis par cette atmosphère des mers du Sud alors qu’un sentiment de vacances nous envahissait. La magie opérait.

Mais ce n’était là que le début de ce que réservait le Lobster Crawl Bar and Grill. Barry avait raison, la cuisine y était excellente. Michelle commanda une pizza qu’elle trouva délicieuse, mais trop généreuse. Lorsque celle-ci arriva à la table, nous sûmes immédiatement qu’il aurait fallu être quatre pour en venir à bout. Offerte dans un seul format, 41 cm de diamètre, grâce aux petites boites de styromousse, elle vint garnir notre frigo pour au moins deux autres repas.

De mon côté, n’ayant pas l’âme à la pizza, j’optai plutôt pour le mahi-mahi portofino surmonté de grosses crevettes et baignant dans une sauce au homard avec petits légumes et d’un peu de riz. Malgré une cuisson prolongée qui avait un tantinet durci le poisson, les crevettes et la sauce homardine firent rapidement oublier ce petit impair. En fait, je ne sais pas ce qui avait été mis dans ce mets, mais lundi soir, Michelle a dû argumenter pour me convaincre de ne pas retourner manger la même chose.

Inutile de dire que le lendemain de ce festin, je suis retourné à l’office, présenter mes excuses à Barry pour avoir douté de son goût. J’ai aussi retenu de l’aventure qu’un jugement trop rapidement porté peut facilement nous enfermer dans un préjugé.

Crédit: Mr Paul Laquerre

Destination Évasion : le parc Viewpoint RV & Golf de Mesa en Arizona

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Le paradis des golfeurs et des randonneurs!

Située dans le comté de Maricopa, dans l’État de l’Arizona, Mesa est une ville de banlieue à environ 30 km de Phoenix et compte environ 500 000 habitants. Elle se trouve sur un plateau à 378 m d’altitude, ce qui lui a valu le nom de mesa, signifiant «table» ou «plateau» en espagnol. Les premiers colons étaient des pionniers mormons, qui fondèrent la ville en 1878.

Le climat chaud et sec en hiver, en moyenne de 26 °C à 28 °C, est idéal pour aller jouer au golf! L’Arizona mise d’ailleurs sur ce sport pour mousser sa popularité auprès des retraités venus pour un long séjour. Pas besoin d’aller loin: un terrain de 18 trous de compétition se trouve à même le parc Golf & RV Resort à Mesa, en plus d’un 9 trous dit exécutif (pas pour la compétition, alors il n’y a pas de presse à jouer!). Dans les alentours, on peut faire de la randonnée pédestre, de la baignade, de la pêche, du vélo…

La nature à perte de vue

Mesa est entourée du désert de Sonoran et de la Forêt nationale de Tonto (Tonto National Forest). Amusant, ce mot signifie «fou» en espagnol! On ne sait pas qui était ce fou qui a donné son surnom à cette forêt, mais c’est sans doute lié au fait que de nombreux chercheurs d’or ont passé leur vie à espérer tomber sur des filons qui les enrichiraient, sans succès… de quoi virer dingue!

L’immensité et la diversité du territoire de Tonto, qui couvre près 3 millions d’acres (12 140 km²!), en fait un spectaculaire parc qui passe de la sécheresse du désert à quelque 400 mètres (1300 pieds) d’altitude aux montagnes couvertes de pins à 2400 mètres (7900 pieds). Les activités de loisir sont donc des plus variées: randonnée dans le désert et en forêt, baignade dans les lacs, etc. Cela donne un terrain de jeu fréquenté différemment selon les saisons: le désert étant… déserté durant les canicules estivales, et arpenté davantage l’hiver, tandis que les montagnes boisées et les rivières Salt et Verde sont un havre de fraîcheur en plein été.

Quand on a établi la zone de conservation de la Forêt nationale de Tonto en 1905, c’était dans le but de protéger les ressources d’eau naturelle, car la forêt en génère assez pour alimenter six réservoirs d’eau. La Forêt a été divisée en huit zones naturelles sauvages fédérales (wilderness areas), qui sont en quelque sorte des parcs fédéraux: Four Peaks, Hellsgate, Mazatzal, Pine Mountain, Salome, Salt River Canyon, Sierra Ancha et Superstition.

La zone nommée Superstition est composée des monts de la Superstition (Superstition Mountains). Dans ce parc, on fait de l’escalade au pic Weaver’s Needle, à l’est de la montagne de la Superstition, près de l’endroit présumé où se trouverait la mine d’or du Hollandais perdu (en anglais, Lost Dutchman’s Gold Mine). Une des superstitions de l’endroit – et qui rappelle qu’il y avait des chercheurs d’or fous, dans la Forêt de Tonto! – est cette histoire d’un immigré allemand, erronément surnommé le Hollandais (deutsch en allemand et dutch en néerlandais), qui avait supposément trouvé une mine d’or gardée secrète. Sur son lit de mort en 1891, il aurait révélé l’endroit à la dame chez qui il logeait, mais on n’a jamais retrouvé la mine. Une autre superstition est que les indiens Apaches croyaient qu’un trou quelque part dans les monts de la Superstition conduisait directement dans le bas-monde, soit l’enfer…

Un parc d’État a été créé dans cette zone: le Lost Dutchman State Park. http://azstateparks.com/Parks/LODU/

Tonto National Forest: http://www.fs.usda.gov/tonto/

Parc de VR Viewpoint Golf & RV :

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Le parc de véhicules récréatifs Viewpoint Golf & RV Resort à Mesa est idéalement situé tout près de la Forêt nationale de Tonto au pied des monts de la Superstition, mais aussi proche des commodités de la ville et de la vie culturelle (théâtre, cinéma, arts…). Certifié exclusivement pour les personnes retraitées âgées de 55 ans et plus, il compte 331 emplacements et est ouvert 365 jours par année.

Séjourner dans ce parc permet de découvrir Mesa, si ce n’est déjà fait, pour la chaleur de son climat, ses golfs et ses nombreuses possibilités d’excursion dans une nature époustouflante, du désert à la forêt !

Viewpoint Golf & RV Resort: www.viewpointrv.com/

Info touristique de la ville de Mesa: www.visitmesa.com/

5 (bons) conseils pour économiser sur la route du Sud!

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En prenant la route, en VR ou en voiture, vous devez bien sûr prévoir quelques dépenses incontournables avant d’arriver à destination. Avec un peu de préparation, il est heureusement possible de minimiser les coûts liés à l’essence, à la nourriture et à l’hébergement. Laissez-nous vous proposer les trucs et conseils qui suivent pour économiser à l’aller et au retour de votre destination soleil.

1/ Attendez d’avoir franchi la frontière américaine avant de faire l’épicerie, question d’éviter tout ennui possible aux douanes, et prenez une bonne partie de vos repas dans votre VR ou dans des haltes routières – sans oublier d’apporter la glacière, si vous êtes en voiture. C’est bien meilleur pour le portefeuille… et pour la ligne!

Et rassurez-vous, ça n’a pas besoin d’être compliqué. Tous les supermarchés comptent maintenant au moins un comptoir de prêt-à-manger. Un sandwich sur pain de blé entier, un wrap à l’humus et aux légumes ou encore une pizza végétarienne à glisser dans le four du VR constituent des choix intéressants. Vous n’avez qu’à les accompagner d’un fruit frais et d’une bouteille d’eau ou de thé glacé non sucré et vous avez là un délicieux repas sur le pouce!

Aussi bon à savoir : plusieurs grandes chaines de supermarchés proposent à leur clientèle des cartes de fidélité, qu’il est généralement possible d’utiliser dès le premier achat. Les économies ainsi réalisées peuvent valoir le coût, même pour un arrêt unique. Mieux encore, si une station d’essence est affiliée au supermarché, la carte peut y être utilisée.

2/ Suivez la météo et l’état de la circulation à partir d’applications mobiles gratuites comme Storm, idéale pour connaître la trajectoire des tempêtes, et Google Maps, afin de pouvoir vous rabattre facilement sur des itinéraires alternatifs. La météo peut être consultée deux ou trois jours avant le départ (et celui-ci peut généralement être retardé d’une journée sans problème) et la circulation, le matin même puis au fur et à mesure. Être pris dans un bouchon de plusieurs kilomètres fait perdre temps et argent, tandis que faire face à une tempête et ne pas savoir où s’arrêter peut s’avérer stressant et coûteux, surtout si les hôtels et motels à proximité de l’autoroute affichent complets.

3/ N’oubliez pas qu’un pied « pesant » est synonyme de consommation d’essence accrue! Même si la tentation est parfois grande, évitez de rouler trop vite car cela vous coûtera nettement plus cher. Par exemple, à une vitesse de 120 km/h, un véhicule dépense environ 20 % plus d’essence qu’à 100 km/h, selon Ressources naturelles Canada. Si le litre d’essence coûte 1 $ et que votre voiture consomme normalement 10 litres par 100 km, parcourir cette distance vous reviendra à 2 $ de plus. À bord d’une autocaravane de classe C consommant 25 litres par 100 km, on parle de 4,50 $. Tout ça pour gagner à peine 8 minutes, au bout du compte?

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4/ N’attendez pas que votre réservoir soit quasi vide: planifiez d’avance votre prochain arrêt à la station-service grâce à une application qui permet de trouver l’essence au meilleur prix. L’une des plus recommandées est GasBuddy.com. Très populaire auprès des caravaniers, elle pourrait bien vous faire économiser une somme appréciable, au bout des nombreux kilomètres qui défileront sous vos pieds.

5/ Enfin, assurez-vous de partir avec un VR ou une voiture en excellente condition mécanique, en faisant faire l’entretien nécessaire avant le départ. Une fois sur la route, les réparations risquent d’être encore plus coûteuses, sans parler du temps que vous perdrez. Si les pièces à changer doivent être commandées du manufacturier, on parle carrément de quelques jours.

Vérifiez aussi la pression des pneus: sous-gonflés, ils feront augmenter la consommation d’essence et auront une durée de vie écourtée. Munissez-vous d’un manomètre à pression d’air et consultez l’étiquette apposée sur le montant de portière de votre véhicule pour savoir à quoi vous en tenir. Pour en apprendre davantage sur l’entretien des pneus, visitez le site Web pneusenforme.ca.

En suivant ces conseils en prenant la route vers le Sud, vous devriez arriver à votre parc de VR Encore préféré avec le portefeuille un peu plus épais qu’à l’habitude. N’oubliez pas de les suivre au retour: les économies voyagent bien dans les deux sens!